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Autour des jeux vidéo : quelques événements à venir



 

Après une hibernation due à la rédaction de mon mémoire et à la réalisation de cette exposition, je sors la tête de l’eau pour lister quelques événements à venir autour des jeux vidéo…

Du côté des expositions, en France et en Suisse

Playtime, videogame mythologies : une exposition qui se déroule à la Maison d’Ailleurs (Suisse) depuis Mars. J’ai récemment pu acquérir le catalogue d’exposition, et la visite est prévue pour début juin. A noter, c’est l’une des premières expositions à proposer des jeux vidéo et d’autres médiums. On y croise de la vidéo, de la photo, du graphisme, de la sculpture…

Joue le jeu, à la Gaité Lyrique organisée par les commissaires déjà invitées en novembre dernier, l’exposition rassemblera de nombreux créateurs, comme les collectifs Babycastles, Hide and Seek, mais aussi quelques jeux, comme The Witness, la prochaine création de Jonathan Blow. A suivre donc.

(Mmmrf. Je suis sure que j’oublie des expos.)

Lectures…

Le mémoire m’a pris beaucoup de temps, mais je voulais quand même signaler la parution du livre d’Anna Anthropy, The Rise of the Videogame Zinesters, How Freaks, Normals, Amateurs, Artists, Dreamers, Drop-outs, Queers, Housewives, and People Like You Are Taking Back an Art Form. Un petit ouvrage en anglais, tout à fait passionnant, qui brise en partie le mythe du créateur de jeux vidéo comme génie dont l’activité est proche du sacrifice, et tente de montrer que tout le monde peut s’emparer de ce moyen d’expression.

(Prochaine étape, publier de petites notes de lecture sur ce blog)

Du côté des conférences, des rencontres…

LE. 25. MAI. 2012. Henry Jenkins donne une conférence au Centre Pompidou. Tu ne discutes pas, tu y vas. :)

Début Juin, rendez vous à Lausanne pour « Pouvoirs des Jeux Vidéo : des pratiques aux discours« , un colloque de 3 jours, dont le dernier est réservé à la visite de l’exposition « Playtime – Videogame mythologies » et à une rencontre avec le commissaire de l’exposition. Pour ma part j’interviendrai le 5 juin en fin de matinée, pour parler d’une étude des publics réalisée lors de l’exposition « Arcade ! Jeux vidéo ou Pop Art ? ».

La semaine d’après, retour en France, plus précisément à Lyon, pour le colloque Genre et Jeux Vidéo. Un colloque qui rassemble beaucoup de monde sur cette question. J’attends les débats avec impatience !

Fin juin, aura lieu la deuxième édition de « Game Studies ? A la française !« . Les vidéos de la première édition seront d’ailleurs bientôt mises en ligne.

Même époque, même ville, Hits Playtime récompensera les étudiants lauréats du concours.

Enfin, début Juillet, direction Paris pour Crossroads in Cultural Studies. Un évènement international qui réunira plus de 1000 chercheurs autour des cultural studies. Difficile de suivre le programme tant il est foisonnant, mais on retrouve pas mal d’interventions sur les jeux vidéo.

Dans la même semaine, et à l’autre bout du pays, auront lieu les European Indie Game Days. La programmation de ces journées professionnelles s’annonce plutôt business/marketing. On y retrouve Jeff Minter, l’homme à la girafe de l’espace, et Heather Kelley, l’une des commissaires de l’exposition Joue le Jeu à la Gaité Lyrique. Du côté des tarifs, il faut tout de même compter entre 55€ (étudiants) et 255€ (plein tarif) pour les deux journées. Une remise de prix aura lieu pendant l’évènement.

 
Par Moossye

Catherine, la Maman et la Putain… et L’indécis.



- spoiler alert -

Aujourd’hui, j’ai fini d’écrire ma critique du jeu Catherine. Un jeu qui ne m’a pas été imposé, que je désirais vraiment traiter, et que je pensais aimer. A la réception de Catherine, je voulais vraiment l’adorer. Surement mon côté Bayonetta-fan, cette envie de découvrir à nouveau un personnage burlesque, over-the-top… Mais aussi un univers touchant et complexe.

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Par Moossye

Traitement médiatique de Game Story : un retour du clivage haute culture / basse culture ?

Depuis l’inauguration de l’exposition Game Story, au Grand Palais, je tente de suivre comme je peux les articles publiés au sujet de cet évènement, et un phénomène me surprend beaucoup, et m’inquiète également : l’utilisation du champ lexical du « prestige ».

Le Grand Palais y est un « haut lieu », un « lieu de prestige », les arts se voient écrits avec une majuscule et au singulier, on lit le retour de la « légitimité », on parle même « d’art numérique » sans trop savoir ce que l’on y met derrière… Ces expressions sont assorties de marqueurs temporels, qui se résument en un mot : « Enfin! ». L’attente semble avoir été longue.
Mais de quoi ?
De reconnaissance. C’est le mot le plus souvent employé pour décrire ce phénomène de plus en plus courant d’expositions de jeux vidéo (et non de jeux détournés par des artistes, ou d’oeuvres inspirées par l’univers du jeu) dans les musées et autres institutions culturelles.

Alors que l’on se bat aujourd’hui pour mettre à mal la notion de « légitimité », et cette vision « verticale » de la culture (une culture haute VS une culture basse), qui rend parfois les musées si intimidant, c’est ici cette différence qui est utilisée comme une stratégie pour « hisser » le jeu vidéo vers les « hautes sphères culturelles ». Cette course à la reconnaissance, à la respectabilité réactive au passage ce clivage… Car s’il y a des lieux de prestige, il y en a donc qui n’en sont pas. S’il y a des « Arts majeurs », il y a donc des « arts mineurs », et ainsi de suite… Alors qu’on entend encore que les musées « c’est chiant », « c’est poussiéreux », voilà qu’on utilise cette même image pour se donner un air plus sérieux, plus respectable ?

Et pourtant, la question de l’exposition de jeux vidéo dans les institutions pourrait justement servir à questionner ces clivages, à les mettre à mal, et à repenser les expositions, ne serait ce que par l’autorisation qui nous est (enfin) donnée de toucher les objets exposés, ou par le bruit qui emplit les espaces, d’habitude silencieux et où les chuchotements sont de rigueur…

On pourrait étendre cette réflexion à la sempiternelle question « le jeu vidéo est il un art ? ». Alors que tout le monde s’étripe depuis des siècles sur la définition de l’art, on aurait pu espérer que les relations entre le jeu vidéo et la création artistique permettraient de penser la question d’une manière détournée et plus fructueuse…

Bien sur, on peut comprendre ce besoin, cette attente de reconnaissance, au vu du traitement qui est souvent fait du « gamer lambda », mais tout ce vocabulaire est il bien nécessaire ? Il est agréable de voir nos passions exposées, mais doit on se parer de dorures pour autant ?

Personnellement, ce qui me plait dans les expositions de jeux vidéo, ça n’est pas de mettre ma passion sous cloche ou dans une vitrine pour qu’elle paraisse plus noble. Ce qui me plait, c’est de voir enfin un peu de bordel et de chahut dans des endroits souvent bien trop calmes.

 
Par Moossye

Game Story @ Le Grand Palais

J’avais oublié !

La critique de l’exposition est à lire ici : Les grands succès du jeu vidéo s’expose au Grand Palais

 

Par Moossye

Jeux vidéo : A Closed World VS A Closed Mind.


Après la découverte de A Closed World, j’avais hésité à faire quelques commentaires, puis avais renoncé, avec cette impression d’être une énième petite hétéro blanche qui commente « de loin », cependant, deux lectures récentes m’ont rappelé la réponse faite par Anna Anthropy (a.k.a. Auntie Pixelante) à A Closed World. Il n’est pas ici question d’encenser ou d’attaquer le jeu, qui proposait d’explorer des problématiques autour du genre, de la sexualité et de l’identité, mais plutôt de mettre en perspective les propos d’Anna Anthropy avec d’autres références, d’autres domaines piochés dans les cultural studies.

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Par Moossye

Des game designers indés, en résidence artistique, dans une scène nationale



 

Il y a un an, je vous parlais de l’exposition « Arcade ! Jeux vidéo ou Pop Art ?« , pour laquelle je suis commissaire adjointe (a.k.a Lieutenant Coville). Co-produite par deux scènes nationales (le Théâtre de l’Agora à Evry et le Lux° de Valence), l’exposition propose 6 jeux vidéo de moins de 10 ans, pour la plupart issu de la scène indépendante. Il était donc possible de jouer à Space Giraffe, Osmos, Audiosurf, Geometry Wars, Super Laser Racer ou encore REZ sur des bornes d’arcade construites pour l’occasion, projetant le jeu sur le mur, sur des écrans de plusieurs mètres. La tournée de cette exposition va d’ailleurs bientôt se poursuivre.

Ce mois-ci, au Théâtre de l’Agora, débute une résidence artistique très particulière, puisque ce n’est pas un plasticien ou un vidéaste qui est invité, mais un collectif de game designers indépendants, les One Life Remains, lauréats du premier Art Game Week End **. De plus, la résidence ne se déroule pas dans un centre d’art réservé à l’image, mais dans une scène nationale qui mélange arts visuels et spectacle vivant.
J’en ai donc profité pour poser quelques questions à Nicolas Rosette, commissaire de l’exposition Arcade, conseiller arts numériques au Théâtre de l’Agora, qui m’avait fait découvrir les One Life Remains l’année dernière.

 

Quelle est la genèse de ce projet ?

Cette résidence au Théâtre de l’Agora, scène nationale d’Evry, s’inscrit dans la continuité de la démarche initiée la saison dernière avec la production de l’exposition Arcade ! Jeux vidéo ou Pop art ? Dans cette dernière les questions de l’art mais aussi de la position du joueur par rapport à « l’œuvre » étaient posées dans un dispositif faisant la part belle à la présence du corps dans l’interaction avec les jeux. Pour accompagner ces questions nous avions d’ailleurs organisé une journée d’étude le 23 novembre 2010, durant laquelle le collectif One Life Remains avait été invité à venir présenter sa démarche, et le jeu Génération(s) qui avait remporté le 1er prix lors d’un Art Game Week End. Cette journée s’était d’ailleurs terminée par un moment particulier puisque pour répondre par un cas concret à la question « le jeu vidéo peut-il relever du spectacle vivant ? » une partie du jeu REZ avait été « interprétée » par un performer assis au milieu des spectateurs dans la grande salle du Théâtre de l’Agora. L’étape suivante était, assez logiquement, d’accueillir en résidence au théâtre des créateurs de jeux vidéo (nous avons une galerie dédiée aux arts numériques) pour la réalisation et l’exposition de projets artistiques.

 

Comment s’est fait la rencontre avec le collectif One Life Remains ?

J’ai rencontré la première fois Brice Roy lors d’une réunion de l’OMNSH et nous avons rapidement échangé à bâtons rompus sur la démarche d’OLR. Les liens tissés avec ce collectif et les échanges autour de leur démarche ont rendu le choix évident. Ils ont relevé l’invitation avec plaisir et nous avons construit un projet de résidence sur 3 axes : l’exploration de la question du dedicated device (ou « dispositif dédié ») à travers la création d’installations interactives d’art numérique (qui a dit « jeux vidéo » ?), le rapport au territoire d’Evry – ou comment le lieu de résidence influence l’artiste ? – et enfin une recherche sur les liens entre JV et spectacle vivant. Ce dernier point est important car il cherche à explorer de nouvelles pistes, de croiser des cultures (le jeu vidéo indie et la création contemporaine en spectacle vivant) qui se connaissent finalement très peu. La rencontre avec d’autres artistes en résidence (comme par exemple La où, Cie de marionnette contemporaine) est aussi très importante dans ce cadre car c’est une opportunité d’échanger dans des moments où les choses sont « en train de se faire », c’est-à-dire durant les phases de création et de production des œuvres et des spectacles. Dans le monde des sciences sociales on dirait que nous sommes en train de faire une « recherche-action ». C’est très important pour nous au Théâtre de l’Agora de se saisir ainsi du jeu vidéo, en le prenant comme un matériau artistique légitime, avec ses codes et ses créateurs, mais aussi avec un fort potentiel transdisciplinaire.

Nous ne savons pas ce qui va ressortir de cette recherche. Peut-être rien. Ou pas. Peut-être une révolution artistique. Ou pas. Peut-être, et sûrement d’ailleurs, quelque chose à laquelle nous n’avons pas pensé et que nous ne pourrons pas voir si nous nous faisons une idée préconçue d’un éventuel résultat.

 

Quels sont les projets en cours ? Y aura-t-il des rencontres avec le public ?

De manière très concrète, les OLR vont produire trois nouvelles œuvres. La première est une mise en espace et en installation d’une création intitulée And The Rhino Says qu’il sera bientôt possible d’essayer sur leur site web. Cette œuvre est assez identifiable comme étant un jeu vidéo et se présente comme une passerelle entre art et JV. Les deux autres seront plus expérimentales et traiteront plus ou moins directement de la question du territoire (et de la carte, et de comment l’un peut influencer l’autre, mais pas forcément dans le sens où on l’imagine). Ces créations seront présentées durant les 3 expositions de la galerie du théâtre. Elles seront prétextes à diverses rencontres et échanges avec le public et feront peut être l’objet de workshops avec des étudiants en art et en technologies. Deux autres rendez-vous durant la saison aborderont la notion de « jeu d’auteur » à travers deux mini-expositions de jeux vidéo indies. La première fin novembre (du 22 au 26/11) présentera une sélection des jeux créés par le collectif. La deuxième sera une petite sélection de pépites indies proposée par OLR et sera présentée du 7 au 11 février 2012, toujours au Théâtre de l’Agora. Ce sera l’opportunité pour créer d’autres rendez-vous et débats sur la notion de jeu d’auteur et sur les liens possible entre game design et mise en scène.

A l’issue de la résidence les œuvres d’OLR créées durant la saison seront amenées à être présentées dans diverses expositions d’art numérique et le collectif sera peut-être intéressé à continuer d’explorer les questions de mise en scène à travers divers projets d’installation, voire de spectacle vivant. Du côté du Théâtre de l’Agora, scène nationale d’Evry et de Lux, scène nationale de Valence nous réfléchissons déjà à valoriser cette réflexion sur le jeu d’auteur en préparant une nouvelle exposition itinérante, mais chut… Ce sera pour plus tard.

 

J’ajoute que demain soir à 18h30 aura lieu le vernissage de l’exposition « Déconstruction« , une collaboration entre l’artiste Olivier Ratsi (Anti VJ) et One Life Remains. L’exposition durera jusqu’au 17 décembre 2011.

Et pour plus d’informations, n’hésitez pas contacter Nicolas ou à me contacter. ;)

 
** Lors du premier artgame week end, c’était en tant qu’individus, q’André et Brice se sont présentés. Ils y ont rencontré Franck et Kevin qui ont intégré le collectif quelques mois après, c’est à ce moment là que Générations a été repris comme projet One Life Remains.

 

Par Moossye
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