Y a des jours comme ça, où j’ai vraiment l’impression de tenir grâce aux autres.
De tenir et d’aller bien, parce que je sais que, si je tombe, y aura une main, pas loin, tendue pour m’aider à me relever.
D’être heureuse parce que je suis entourée, parce que des gens veillent sur moi, et qu’avec eux, j’ai l’impression que rien ne peux vraiment m’atteindre.
Et puis il y a des moments où ces autres, ils ont leur soucis à régler, ils ont d’autres personnes à écouter…
Alors j’ose pas. J’ose même pas avancer sur la pointe des pieds pour dire « je vais mal ». J’ose même pas dire « je vais mal ».
Par culpabilité. Par peur d’être rejetée. Et si j’ai le malheur de le dire et de comprendre que c’est pas le moment, là c’est la peur de l’abandon (oui LA peur.) qui se pointe. C’est comme une révélation : tu ne peux compter que sur toi. Mais jsuis pas sure de savoir prendre soin de moi, sans les autres.
Dans ces moments là , je voudrais pouvoir m’écrouler, tomber, et attendre qu’on me ramasse et qu’on prenne soin de moi… Mais je sais que ça ne marche pas comme ça. Je me doute qu’une fois par terre, j’aurais plus qu’à me relever avec les moyens du bord.
Alors j’évite, je réfléchis pas, je courre la tête baissée pour éviter de penser à cette impression de vertige, de vide… Je m’enferme avant qu’on m’abandonne, je fonce je ne sais où, je veux juste éviter de m’arrêter pour pas me sentir seule. Mais c’est pas pour ça que je sais où je suis. Et encore moins où je vais. Surtout en ce moment. Je fais du surplace dans ma tête. En attendant un repère.
Et je me demande si les autres le savent, où si des fois, je ferais mieux de parler, de baisser la garde.
Je veux pas être seule, je veux pas me sentir abandonnée.


5 commentaires
Je confirme, parfois il faut savoir baisser la garde et dire « je ne vais pas bien, aidez-moi » à ceux qui t’entourent, parce que 2 têtes valent mieux qu’une, et ça fait du bien de pouvoir se confier, parler aux autres.
Et pis, si tu laisses passer le truc, et après que tu dis à la personne « je me sentais pas bien à ce moment-là et j’ai pas osé t’en parler », la personne va te dire « ben pkoi tu l’as pas fait, tu aurais du, je suis là pour t’aider! ».
En plus ce n’est pas bon de ruminer les choses, ça macère à l’intérieur, mieux vaut tout lacher, ça va mieux après.
Enfin voila, moi c’est ce que je fais, mal sans doute mais je le fais.
Bon courage en tout cas.
PS: même si on ne se connait pas, mon oreille est à ta dispo ;-)
voilà un beau sujet pour « ça se discute »
Je t’ai taguée! C’est un jeu, tu dois aller sur mon blog pour savoir quoi faire!
Comme ça t’a pas trop déplu la dernière fois, je te « re-tague »! lol!
Le jeu est différent, et si t’as pas envie de le faire, t’as le droit de m’envoyer ballader ;)
Bizoux miss!
Ah bah puisqu’on est dans le linkage en folie, tu es attendue sur mon blog : http://www.spry.fr/2008/03/03/enfin-mes-six-trucs-a-savoir/