Avril, j’arrête le psy.
Moments importants dans ma vie, nouvel horizon pour l’avenir, je me sens enfin aller de l’avant avec plus d’enthousiasme que d’angoisses…
Diplomabilité, Évaluations, Mémoire, Diplôme… j’ai tout enchainé sans grandes crises d’angoisse ni grosse remise en question. J’étais plutôt portée par beaucoup d’enthousiasme et d’envie d’avenir… Enfin je savais où j’allais, enfin des personnes m’accompagnais, et enfin des personnes croyaient en moi. Pour une fois je me disais que j’étais peut être autre chose qu’une personne « médiocre ».
Sans parler de « guérison » ou d’autres termes similaires, je me sentais enfin aller mieux, comme si tout était derrière, et que je pouvais enfin mener une existence « normale »…
Seulement voilà .
Je suis en vacances.
Il est rentré chez lui il y a maintenant une semaine, je n’ai pas vu mes amis depuis Mardi…
J’ai vu mes parents ce WE, mais le côté « grisant » du « devenir adulte » a aussi ses inconvénients : moins de cocooning, mois d’attentions, moins de disponibilités…
Et le résultat est là , depuis Jeudi, une angoisse indéfinissable qui monte, qui grandit…
Et revoilà les peurs…
A nouveau, la peur panique que tout s’arrête, que je me plante, que les gens qui croient en moi se plantent ou se fassent des idées, qu’Il en ai marre de moi, qu’Il se lasse de ma fragilité, qu’Il me laisse pour une plus simple, que mes parents arrêtent de penser à moi, que je les déçoivent, qu’ils deviennent indifférents à tout ce que je fais, que ceux qui m’accompagnent dans mes études décident que je n’en vaux plus la peine, que je devienne inutile à tout le monde…
Et me voilà recroquevillée sur ma chaise, en plein milieu de mon appart vide, incapable de faire autre chose que de pleurer.
Comme si finalement, ces derniers mois, je n’avais fait que tromper ma peur…
Me tuer au boulot pour ne jamais être seule face à mes angoisses, me nourrir des espoirs / de l’amour / de l’affection que les autres placent en moi pour remplacer l’estime que, apparemment, je n’arrive toujours pas à avoir pour moi…
Et voilà au bout de 4 jours sans les voir, au bout de 5h sans Ses nouvelles malgré mon message, après un WE où je me rend compte que ceux qui m’entourent ne savent même pas que je vais fêter mes 20 ans ni que j’ai eu mon diplôme, je me sens seule, délaissée.
Et m’occuper des autres je sais faire, j’adore faire.
Mais m’occuper de moi toute seule, sans l’attention des autres, je me retrouve totalement perdue.
Les autres ne s’en rendent peut être pas compte mais ce sont leurs attentions, leur complicité, leurs paroles qui me font avancer, qui m’empêche de douter, qui m’apaisent… Je ne sais pas vivre bien sans cela.
J’espère juste que je me trompe. Que ça n’est qu’un passage, qui, il y a encore quelques années était mon état permanent. Et depuis des années ces « passages s’espacent » de plus en plus… J’espère juste que ça ne sera pas long, que je trouverai vite une façon de m’occuper de moi, et pas seulement « occuper ma tête »…
Alors j’espère. Mais pour l’instant, j’ai peur.
… Est il utile de préciser que j’ai passé ma matinée et mon après midi d’hier à trier un disque dur qui a contenu 5 ans de ma vie, 5 ans d’histoires d’amours, de chagrin, d’abandons, d’amis perdus… ?
Oui, c’est peut être utile…

