C’est comme une vieille histoire d’amour pleine de bon souvenir.
Un vieil amant qui m’aurait sortie de l’ombre et chez qui j’aurai trouvé refuge. Un abri sous lequel j’aurai appris à vivre et à me construire, un lieu dans lequel, enfin, je me sentais bien, je me sentais moi.
Et j’ai vécu, pour de vrai. Une vie de cocon, une vie en marge de tout, où l’on peut tout envoyer valser, tout remettre en question. Oublier ce qui nous contrarie, oublier la hiérarchie.
C’est comme une vieille histoire d’amour sans avenir ici.
Une fois sa place dans cette chaleur familiale, on vit alors en autarcie à l’abri de ce qui nous dérange.
Mais vivre comme ça toute sa vie, c’est pas possible. J’ai envie de vivre, j’ai envie de découvrir, j’ai envie de concret. Je ne supporte pas l’idée du peut être pour le lendemain, je ne supporte pas l’idée de me casser la gueule dans la minute qui vient.
C’est comme une vieille histoire d’amour, mais c’est une histoire d’avenir.
Et pourtant, j’y reviens. Je peste, mais c’est par tendresse, et chaque manquement, chaque oubli, ne fait que me rappeler cette tendre époque où j’ai pu vivre hors du temps et hors du réel.
C’est comme une vieille histoire d’amour, mais l’amant n’est qu’un univers, un lieu, une époque.
Au final, c’est juste une école, et pourtant, c’est comme si c’était ma vie aujourd’hui.
Je sais que je n’en ai plus que pour un an. Peut être deux. C’est un peu comme une vieille histoire d’amour. Je sais que je dois évoluer, que je dois passer à autre chose avant que ma tête explose. C’est un peu comme une vieille histoire d’amour… Je ne sais pas pour quoi je te quitte, mais je sais pourquoi. Je sais juste que j’en veux au monde d’être ainsi, que j’en veux à ce besoin de stabilité pour « vivre bien », que j’en veux à cette obligation d’avoir de l’argent pour survivre, que j’en veux à ma tête d’avoir besoin structures pour se sentir bien.
Et dans tous ces doutes,
je sais que Toi t’es là . (et Toi aussi.)


Un commentaire
Bonsoir,
un hasard, une curiosité ?!…
J’aime beaucoup ce que tu fais, ce que tu écris … quelque part je m’y retrouve … un long chemin pour échapper à ce sentiment qui est toujours là à te guetter mais que tu finie par combattre …
Trouves la sérénité, la force et l’amour de toi …
Tu es, tu peux …
Et le jour se lève pour toi !