Est arrivée l’heure de dérouiller mon cerveau et de remettre un pied dans les expos… On commence donc tout doucement par une exposition moitié art contemporain / moitié bande dessinée à la Maison Rouge…
» VRAOUM ! trésors de la bande dessinée et art contemporain «
Vraoum présente de nombreuses planches originales de bande dessinées, que l’on découvre pour la première fois. L’exposition confronte auteurs et artistes, bande dessinée et art contemporain, sans que l’un ne soit considéré comme inférieur à l’autre.

Entre les planches, on peut donc apercevoir des œuvres du XXe siècle, notamment du Pop Art et de la Figuration Narrative, mais aussi plus proches de notre époque avec Bruno Peinado, Alain Séchas ou encore Takashi Murakami.
La confrontation entre ces deux mondes permet de prendre conscience de ce qui a inspiré les artistes, et de la manière dont les personnages cultes de bande-dessinée sont ancré à notre culture visuelle. La présentation du dossier de presse reprend d’ailleurs plutôt bien cette volonté : « La bande dessinée y apparaît en tant qu’art et l’art contemporain comme nourrie de celle-ci »
Ce qui était intéressant c’était donc de chercher chaque petite référence pouvant se cacher dans les Å“uvres… Mais j’avoue avoir été beaucoup plus intéressée par les planches originales, surement plus inédites, plus intimes à mes yeux.

Le seul bémol : la frustration.
C’est le mot qui saute à mes lèvres pour cette expo.
Les planches originales d’Hergé et de tous les grands sont un délice : on distingue chaque trait, chaque correction, chaque variation de l’encre de chine, chaque dégradé de l’aquarelle… Mais on découvre également l’envers du décors : chaque marge est remplie de conseils et de précautions à destination des coloristes et imprimeurs, d’idées, d’annotations…
Sauf que.
Les planches originales sont parfois en français, mais aussi en anglais, en italien, en japonais, en flamand… Et aucune d’entre elles n’est traduite, ne serait ce que partiellement. (le seul court métrage de l’expo, en anglais, souffre du même soucis.)
Et quoi de plus frustrant que d’être en face d’un original de Tezuka, noirci d’annotations, mais indéchiffrable pour celui qui ne lit pas le japonais ?
Certes, le trait est toujours là , mais quelle frustration de ne même pas pouvoir profiter totalement des trésors que l’on a sous les yeux…
En point positif, il faut tout de même noter les nombreux bancs remplis de publications très différentes, et en « lecture libre » : de Naruto à Tintin, en passant par de nombreuses publications de l’Association et d’Å“uvres de Lewis Trondheim, il y a de quoi en prendre plein la rétine….
Voilà donc quelques impressions couchées sur le blog… Désolée du peu de construction, promis, je reprends ça petit à petit au fil des expos, le temps que mon cerveau soit un peu moins ramolli par le soleil !
Pour plus d’infos : lamaisonrouge.org

