Un bilan s’impose, certes, mais ce n’est pas l’âge qui le provoque, seulement la fin d’une année scolaire très mouvementée…
Août 2008 passé sous le signe de l’étrangeté. Lui à Grenoble, sans réseau, moi à Cambrai, sous les tempêtes incessantes… Tout me parait très lointain. Je me souviens essentiellement du jour où il m’a annoncé qu’il rentrait plus tôt et me verrait dès le lendemain…
Un mois de septembre inexistant… 31 Août, après un mois de toux qui ne se passe pas, une bonne déchirure des muscles intercostaux commence, et avec elle un mois de total « trou noir (Associez du lexomil avec un décontractant musculaire, de la codéine et un sirop alcoolisé, et on en reparlera !)
Bref.
J’ai commencé l’année avec une idée fixe : ne pas rester à Cambrai.
Soyons clair, cela n’a rien à voir avec la qualité de mon école.
Mais voilà , l’angoisse de me retrouver sans rien après mon DNSEP me paralysait totalement. Malgré un emploi du temps personnalisé et très alléchant, j’ai décidé de chercher un stage.
Je vous passe les recherches, les propositions déprimantes (envoyer du courrier pendant 3 mois…), les dédales de l’administration (« bonjour je recherche un stage de 1 à 6 mois » « bonjour votre demande de stage a été refusée, en effet, 6 mois est une durée de stage beaucoup trop longue ».).
Un jour d’octobre, après un entretien et quelques jours d’attente, le Palais de Tokyo m’a appelée : j’étais acceptée comme assistante relations presse pour 6 mois. Je commençais le lendemain.
En une soirée j’ai fait ma valise, débarqué à Paris, dans de la famille et commencé une nouvelle vie… Et je ne savais pas qu’elle me mènerait ici aujourd’hui…
Mes quelques mois au Palais de Tokyo ont été mouvementés mais restent une expérience merveilleuse.
J’y ai rencontré deux adorables personnes qui aujourd’hui encore ont un rôle très important dans ma petite vie…
Je ne vais pas écrire ici un rapport de stage, mais le travail était vraiment intéressant, responsabilisant… De vraies missions dignes d’un CDI plus que d’un stage… Jeremy Deller, Babydisco, Gakona… Mais aussi tournages, shootings, journalistes… J’y ai appris des tonnes de choses… (et vu Dita Von Teese, aussi.)
L’à côté fut moins aisé. Habiter dans de la famille est toujours délicat, et je vous passe les détails, mais j’ai du quitter cet hébergement au bout de 3 mois pour retourner vivre en Picardie pour les mois de Janvier et Février 2009…
Chaque jour, j’ai du faire 5 heures de transport pour continuer à travailler au Palais de Tokyo… Pendant cette période je n’ai eu aucune vie à côté de mon travail. Voir Seb uniquement le midi et jamais plus d’une heure a été également un challenge assez difficile, mais qui au final m’a permis de confirmer et de renforcer beaucoup de choses dans ma petite tête…
N’ayant pu avancer dans mes projets personnels, j’ai décidé de chercher un nouveau stage plutôt que de retourner à Cambrai pour y finir une année que je n’avais ni suivie, ni même commencée.
Après de courtes recherches j’ai dégoté un poste de journaliste stagiaire qui me semblait parfait… Une paye qui ressemblait presque à un SMIC (un luxe !), des articles sur l’Art contemporain, des expos à visiter…
Cette nouvelle paye m’a permis de chercher un petit studio et d’atterrir dans le 15ème arrondissement.
Mon stage en lui-même fut une sorte d’échec cuisant. Je n’ai pas lu ni vu « Le Diable s’habille en Prada », mais lorsque je parle du déroulement de mon stage, on me fait souvent cette comparaison, j’imagine que cela colle bien à mon expérience.
Heureusement, j’ai pu trouver une « collègue de galère » avec qui rire des pics incessants dont nous étions l’objet… Et ne soyons pas totalement mauvaise langue, j’aurai au moins rafflé assez de produits gratuits pour ouvrir un cabinet d’esthétique (et également faire le mannequin pied pour France 2,avec des Jimmy Choo et des Yves Saint Laurent… ça n’apprend pas grand-chose, mais c’est toujours amusant !)
Cette période fut courte : un mois et 10 jours. Lors d’une visite à Bétonsalon, un centre d’art du 13eme, j’ai innocemment demandé s’ils n’étaient pas à la recherche de stagiaire… Après un entretien, une semaine d’attente et quelques rebondissements, j’ai pu commencer un nouveau stage comme chargée des publics.
Mes missions ont évoluées. J’ai été effectivement chargée du public étudiant, mais aussi graphiste, régisseur technique, et responsable de la communication numérique…
Les premiers mois ont été assez difficiles, j’ai enchainé les heures supplémentaires, les vernissages, les conférences… Mais aussi les prises de têtes… Essayer de concilier une autorité de stagiaire (=aucune) avec des responsabilités dignes d’un « vrai salarié », vrai « responsable » n’est pas chose aisée…
Mon stage se terminé, des nouveaux horizons se dessinent, une vie sociable presque normale (j’ai fêté mon anniversaire pour la première fois depuis mes 16 ans, quel courage !), et aussi une vie de couple adorable…
Après des mois de doutes au niveau professionnel, j’ai enfin décidé d’un but, d’objectifs… Tout reste encore très flou, mais j’ose espérer que les prochains mois me permettront d’affiner tout ça…
Promis, je vous reparlerai de ça…

