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Elles@centrepompidou : 8000m² en 1500 signes



 

« Whatever kind of art you make, it will be labelled feminine » : les Guerilla Girls posent d’emblée la problématique de cette exposition, première mondiale. En considérant le féminin à part, l’exposition donne également au masculin un caractère universel, en témoigne la signalétique du 5ème étage, qui laisse les hommes, et marque les salles réservées aux femmes. Cette catégorisation par le sexe, qui frôle parfois le stéréotype (des salles tissus, espace domestique, cellule familiale), provoque un certain malaise.
Cependant, « Elles » présente une relecture (artistique, historique, sociologique) du monde sous le prisme trop souvent méprisé des artistes (parfois activistes) femmes. « Elles » aborde la relation entre l’artiste femme et la société, les carcans que fait peser cette dernière sur la première, mais aussi, l’univers et le langage que chacune invente en détournant la domination masculine.
Extraits d’interviews, parcelles d’articles, précisions théoriques… Tout est organisé (jusqu’aux cartels, où les artistes expliquent elles-mêmes leur démarche) pour réhabiliter le rôle de la femme dans l’Histoire et l’Histoire de l’art, de Nancy Spero à Jenny Holzer, de Virginia Woolf à Anaïs Nin.
Ce nouvel accrochage pose le débat, espérons qu’il ne reste pas anecdotique dans ce musée «notoriously too male, too pale.» (Guerilla Girls). Les prochaines expositions montreront-elles que cet événement a véritablement influencé le contenu offert par le Centre Pompidou ? Un aperçu de la programmation pendant et après la période « Elles » laisse assez peu d’espoir.

 



 

Puisqu’il est question du Centre Pompidou, vous devez surement savoir que cette structure est en grève depuis plus de 10 jours pour protester contre la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).
Je viens de recevoir un mail concernant une pétition intitulée « Sauvons la BPI ! » (la Bibliothèque Publique d’Information), je fais donc passer le message…
 » Aujourd’hui c’est aux postes et aux budgets des établissements publics, pour ce qui nous concerne le Centre Pompidou et la Bibliothèque publique d’information, que la RGPP s’attaque.
A la Bpi, sur 247 agents, un tiers a plus de 55 ans. C’est donc 41 postes qui devraient être supprimés dans les années à venir si l’on applique le non-remplacement d’un départ en retraite sur deux. Comment croire que nous pourrions offrir un meilleur service public avec moins de professionnels ?
Comment faire le même travail, voire plus, en étant moins nombreux, alors que 90 vacataires à mi-temps renforcent déjà en permanence nos équipes pour vous accueillir ?
Comment continuer à ouvrir tous les jours, jusqu’à 22 h, week-end et jours féries compris avec plusieurs dizaines de postes en moins ?
L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés corvéables à merci, de solidarité et non de concurrence, de stabilité et non de précarité, de sens des responsabilités et non de docilité, d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. »

 
Pour signer, c’est par ici : www.sauvonslabpi.fr

 

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