Warning: ob_start(): non-static method anchor_utils::ob_filter() should not be called statically in /homepages/41/d296407280/htdocs/blog/wp-content/plugins/sem-external-links/anchor-utils/anchor-utils.php on line 33

Bayonetta, High-Def. Rococo



Lorsque j’ai écrit que j’allais recevoir Bayonetta, le dernier beat’em all de Platinium Games, afin de le tester, j’ai été étonnée de recevoir uniquement des commentaires (enthousiastes) féminins. Il faut dire que les affiches croisées dans le métro pouvaient laisser croire à un jeu illustrant parfaitement le male gaze décrit par Laura Mulvey.
Mais finalement, Bayonetta, est ce vraiment un amalgame de stéréotypes créés par et pour les hommes ? Et n’est ce que ça ?
La liste des « attributs » de Bayonetta est longue. Et pourtant, durant les 10h non stop de jeu, je ne me suis pas réellement sentie stigmatisée en tant que femme, la conclusion qui s’impose à moi est plutôt que Bayonetta est un jeu très jouissif, et délicieusement transgressif.


(Attention, certains spoilers sont utilisés pour cet article)



L’héroïne, dont le character designer (Mari Shimazaki), est une femme, semble pour l’instant faire cas unique. Des femmes dans les jeux vidéo, il y en a et il y en a eu (d’ailleurs, j’y reviendrai). Souvent magiciennes, plus rarement excellentes au combat, il semble qu’il n’y ait pas encore eu un personnage qui cumule le statut d’héroïne, de combattante hors-pair et de sex-symbol affirmé (Lara Croft, peut être ?), et semble déplacer ce genre de personnage du statut d’objet, vers le statut de sujet même du jeu…

Proche de la Magical Girl par ses transformations, faisant écho au Male Gaze et aux Pop-Idols sans vraiment s’y conformer, Bayonetta, à la manière d’une Final Girl (elle est ici la seule survivante de sa tribu), se pare d’armes souvent « masculine » (des sabres aux revolvers, en passant par une tronçonneuse gigantesque) pour perforer ses ennemis de toute part, et nous offre également deux courses épiques, où elle chevauche tour à tour une moto et un missile en enchainant les combos pour envoyer au tapis un maximum d’ennemi sans dévier de sa route…

Cependant, l’équipement de l’héroïne va bien au-delà d’un emprunt d’armes masculines, Bayonetta utilise avant tout son corps et son apparence comme une arme : revolver fixés aux talons (non sans rappeler le personnage de Rose McGowan dans Planète Terreur), chevelure polyvalente tour à tour combinaison, arme ou invocation, son personnage semble pousser au maximum tous les stéréotypes possibles pour les cristalliser en un seul personnage, ce qui, à mon sens, fait de ce dernier une performance plus qu’une personnalité. La performance est renforcée par l’ambiance du jeu, empruntant beaucoup au style gore, connu pour être lui aussi un genre surjoué et excessif : le sang gicle et les membres volent, les attaques sadiques et les apothéoses sont des shows, ce qui d’ailleurs renverse totalement le « sadisme» souvent de mise dans les slashers, ou dans certains jeux vidéo : ici, c’est l’héroïne, dont la combinaison rappelle déjà un certain penchant fetish / BDSM, qui dispose d’attaques sadiques impitoyables, contre des ennemis qui enchaînent les coups (quand ils le peuvent), sans avoir de combo particulier. Autre renversement : la nudité intervient lors d’attaques « apothéose » : ici, le joueur n’obtient pas un costume « sexy » en récompense de ses exploits, c’est l’héroïne qui l’utilise dans ses attaques, dans le but de tuer, elle me semble donc moins « soumise » à celui qui la contrôle. (Car oui, je trouve les costumes « trophées » dégradant.) Certes la nudité peu toujours être vue comme une récompense après avoir réussi des combos complexes, mais elle intervient avant tout pour éliminer l’ennemi… de manière plus qu’efficace.
Il est d’ailleurs dommage que les costumes déblocables soient aussi peu originaux et reprennent une cible très masculine, laissant de côté la dérision de mise jusqu’ici…


Attaques apothéoses



Les cinématiques du jeu ajoutent une dimension show-esque très importante, comme l’indique des scènes mémorables, telle la première confrontation avec Joy, ou encore la fin du jeu, véritable clip de pop-idol.




 


Parade, attaque sadique et photos de fin…


Bayonetta est dans la performance, la représentation : elle lance des regards à la caméra, cligne de l’œil en direction du joueur, et termine ses combats par une série de trois photographies immortalisant son dernier combo, souvent effectué dans un bain de sang (ou de membres, c’est au choix.).
Devil May Cry, du même Hideki Kamiya, avait déjà été considéré comme un jeu de poseur, et Bayonetta emprunte ce style pour le surpasser et fait de la pose un jeu à part entière, si ce n’est le principe même de ce jeu vidéo : les photographies lors des combats en sont déjà une preuve, de nombreuses cinématiques viennent s’y ajouter : les dialogues qui jalonnent les chapitres sont en réalité des séries d’arrêts sur image où les lèvres ne bougent pas, où les personnages posent en représentant une émotion, pouvant ainsi faire écho à d’autres formes tout aussi exagérées comme le manga, voire le roman photo.

La performance ne s’arrête pas aux combats, elle continue dans la totalité du jeu, et chaque détail semble avoir été pensé tel un accessoire, un maquillage supplémentaire du personnage : des papillons s’échappent de ses pas lorsqu’elle saute, les sucettes ont remplacé les trousses de secours, les cartes postales de fin sont accompagnées d’un baiser de rouge à lèvres…
Bayonetta se rapproche de l’esthétique Camp par ce goût des artifices, qui donne l’impression que son personnage et sa plastique ne sont pas une célébration ou une revendication d’une quelconque représentation féminine, mais plus une décoration, et c’est à mon sens ce qui permet au jeu d’assurer une certaine cohérence : il ne cherche pas à faire de Bayonetta un personnage de « femme accomplie », mais uniquement une performance, une identité à elle seule. Le scénario totalement incompréhensible est d’ailleurs un atout pour cette ambiance d’artifices, avec une histoire qui n’a ni queue ni tête, faisant des dialogues des jeux de pose sans véritable enjeu, autre que celui d’ancrer encore plus les personnages dans la représentation quasi théâtrale. D’ailleurs, l’intrigue se base pendant un long moment sur l’amnésie de l’héroïne qui ne sait pas qui elle est ni d’où elle vient. Une amnésie plutôt utile ici, puisqu’elle permet à Bayonetta de ne justifier son comportement que par le plaisir qu’elle prend à poutrer de l’archange, ce qui est assez intriguant, puisque le joueur peut facilement trouver son plaisir dans un jeu à travers la direction d’un personnage, mais ici, l’héroïne nous donne l’impression d’être celle qui apprécie le plus les combats, que le joueur la suive ou non.

L’image contrôlée et décorative que Bayonetta renvoie est également servie par une sexualité floue : malgré une surexposition de son corps, l’héroïne semble conserver des parts de silence : une attitude ambiguë autant envers Lukas qu’avec Jeanne sème le trouble, tout comme l’arrivée de Cereza, cette petite fille qui l’appelle « mummy », mais qui n’est finalement qu’un reflet d’elle-même, une Bayonetta miniature qui n’est en aucun cas le fruit d’une grossesse ou d’une quelconque relation, qui semble nous dire que son corps et son sexe ne sont que des armes.
Twist : Cereza s’avérera être le véritable nom de Bayonetta, qui nous aura servi une performance sous pseudonyme, nouvel artifice, pendant la totalité du jeu.



Autre remarque : Le premier trophée que l’on peut remporter ? « Je suis une s… Une sorcière ! » bien que l’on puisse trouver le langage sous-entendu problématique, je trouve qu’il est également intéressant de noter qu’ici, c’est le personnage lui-même qui se qualifie et s’amuse de son image, preuve d’une « conscience » de ce qu’elle renvoie, contrairement à la plupart des personnages féminins aux courbes évocatrices, qui, malgré l’évidence, n’évoquent jamais cette image : elles ne sont là que pour le regard du joueur, dans un schéma plus « voyeur » puisque le personnage reste coincé dans un corps qui n’est là que pour le plaisir du regard, au premier degré.

L’ambiance musicale n’est bien sur pas en reste, et chaque combat laisse place à une ambiance proche de la J-pop, qui semble assumer totalement cette dérision notamment provoquée par le décalage entre un combat ultra-violent et cette musique sucrée.
L’autre aspect soutenant la qualité du jeu reste évidemment le game-play, très fluide et très agréable, qui fait de Bayonetta un excellent jeu auquel on joue et rejoue, dans l’espoir de réaliser à chaque fois de nouveaux combos, plus puissants, plus étonnants, et surtout toujours plus démesurés… jusqu’à atteindre le mode apothéose.
Les décors sont eux aussi impressionnants : un mélange de steampunk et d’emprunts à diverses cultures de par le monde, qui ne fait qu’intensifier cette idée d’artifices et de décoration, bref, d’high-def rococo.

Bayonetta Battle Theme – Mysterious Destiny

Au final, je pense sincèrement que Bayonetta ne sert pas l’image de la femme, cependant, je n’ai pas vraiment l’impression qu’elle la dessert, car on ne tente pas d’imposer ce personnage comme modèle de « femme forte » : elle semble être ailleurs, et le mot « féminin » ne semble définitivement pas suffisant pour définir Bayonetta. Ces réflexions m’ont semblé faire écho avec les théories de Judith Butler sur le genre, et ses études autour de la performance drag-queen.
Bayonetta n’est surement pas exempte de reproches, et l’on pourrait en premier lieu argumenter sur le fait que cette performance prend comme point de départ un corps qui semble être celui de la « femme » idéale dans les JV : blanche, poitrine gonflée, minceur… Cependant, il m’a semblé que cette image était ensuite utilisée pour être quelque peu détournée…
Peut être ne suis-je qu’une fan supplémentaire de série Z abreuvée à la culture nippone, totalement tombée dans le piège de Bayonetta, mais dans ce cas, ce fut avec un plaisir non dissimulé…

Dernière remarque qui m’a parue intéressante de faire, j’ai beaucoup parlé du goût de Bayonetta pour le déguisement, et cela semble être largement prolongé dans la vie réelle, via la pratique du Cosplay

****

Retrouvez ma « liste de lecture » d’articles à propos de Bayonetta, sur mon Delicious.
High Def Rococo, expression empruntée à Tiff Chow
Notes on Camp, Susan Sontag
Un petit article de Delphine Valloire, sur l’esthétique Camp
Dessiner l’idole, Comité Central in Poli n°1
Pour la Final Girl : Men, Women and Chainsaw : gender in the Modern Horror Film, Carol Clover
Pour le Male Gaze : Visual Pleasure and Narrative Cinema, Laura Mulvey
Pour la performance de genre : Judith Butler, Trouble dans le genre et Défaire le genre.

Et merci à TopAchat.com pour m’avoir permis de tester ce jeu.

 
Rendez-vous sur Hellocoton !

16 commentaires

  1. Wow.
    Wowowowowow.
    Ayant pu jouer un peu à Bayonetta, et ayant trouvé ce jeu complètement jouissif, je te rejoins sur bien des points ;)
    Notamment sur Devil May Cry, avec un point supplémentaire: la musique! Aaaaaah, je meurs :)

  2. « Il n’y ait pas encore eu un personnage qui cumule le statut d’héroïne, de combattante hors-pair et de sex-symbol affirmé »

    Et Lara Croft…?

    En tout cas, interessante review, n’ayant pas joué à ce jeu, et n’ayant lu que 2-3 trucs dessus, un avis détaillé supplémentaire ne fait pas de mal :)

  3. Moossye

    Ui j’y ai pensé, c’est vrai qu’il faudrait que je nuance un peu… Mais bizarrement, j’ai du mal à les ranger dans la même catégories.

  4. Schoolhead

    Article super, je l’ai testé chez un collègue, ça dépote un max. C’est du beat-them-all comme on l’aime sauvage, puissant, violent et sanguinolent ! L’histoire est torturé à souhait comme seuls peuvent le faire les frères Wachowski (qui sont devenus frère et soeur depuis que Larry s’est changé en Lana !).

    Cependant j’ai une critique (désolé)! Au début, tu dis qu’il n’existe pas une seule héroïne de jeu qui excelle au combat et tout et tout… Il me semble que tu en as oublié une qui a déjà fait sa place dans le monde du jeu vidéo depuis un moment déjà : Qui ? Tout simplement Lara Croft !

    Bon je te pardonne cet oubli et à toute sur Twitter

  5. Excellente analyse de Bayonetta ! C’est sympa de lire un article qui s’intéresse à la forme (graphisme et symbolique) et pas au fond (technique & gameplay). D’autant plus intéressant qu’écrit par une femme, et donc dont le regard est censément plus objectif ! ;)

    Sinon, je te rejoins sur son côté isolé, Lara Croft n’ayant pas pour moi le même statut. Déjà c’est pas une combattante mais une archéologue obligée de se battre, donc statut non assumé et je me souviens pas non plus qu’elle assume spécialement son statut de sex symbol (mais je peux me tromper).

    Si je devais en citer une, je dirai plutôt Morrigan de Darkstalkers mais c’est un jeu de baston, donc c’est différent.

  6. Un excellent jeu que j’ai pu testé pendant quelques temps !
    Un gameplay qui pourrait paraître difficile mais que l’ont arrive a prendre en main après quelques heures.
    Au niveau de l’ambiance, c’est décalée, sombre mais peut-être trop « nanar » ?
    Après graphiquement, c’est beau, net mais rien de transcendant, pour ceux qui ont testé Devil May Cry 4, c’est quasiment pareil !

    Excellent article, clair et complet, Merci à toi Moossye ;)

  7. Bon franchement, autant je respecte l’opinion de notre éminente Mossye, autant je ne peux pas souscrire à cette analyse…

    Soyons clairs, je trouve que Bayonetta est totalement jouissif, et il ne m’a du tout fait l’effet gerbeux de certains jeux de « beach volley » ou de combat, où les femmes sont présentées comme des poupées gonflables naiseuses et / ou dominatrices. Le fait est que Bayonetta va tellement loin dans ce détestable cliché que ça en devient presque de la caricature ou de la satyre et de fait, j’ai trouvé cette sorcière de l’extrême aussi amusante que sympathique.

    Mais de là à dire qu’elle ne dessert pas l’image de la femme, ça non ! Certes, les « vraies » héroïnes sont rares (voir inexistantes), et c’est un tort qu’il faut corriger. Mais se contenter de ce genre de machin siliconé comme une image acceptable de la femme, là je ne souscris plus. Comme je le disais, mon coté féministe est révolté par certains jeux et ça n’est pas le cas pour celui-là, mais on ne peut tout de même pas totalement retourner l’argument pour dire que cette demoiselle est « une femme forte », ou « une vraie héroïne comme on les aime ».

    Franchement, je ne veux pas me satisfaire de ce type de personnage. Une vraie héroïne ne peut pas être une c*^$£sse mi en latex mi à poil, qui ne fait rien d’autre que jouir pendant tout le jeu… Si ? Quand je vois un héros horriblement stéréotypé « male énervé » dans un jeu, ça peut tout à fait me plaire, mais je ne vais pas en faire un exemple du « mec bien » non plus… Un type un peu sensible, avec une pointe d’intelligence, qui réfléchis deux secondes avant d’agir, pourquoi pas. Je ne vois pas pourquoi on en demanderai moins pour les filles. Pour donner un exemple, je trouve que Bayonetta ne vaut pas mieux que Schwarzy dans Predator. J’adore Predator (et Schwarzy), mais il n’y campe pas non plus l’idéal masculin. Bien au contraire…

    Voila pour mes 2 cents ; grosse bise à Mossye tout de même et à toutes mes amies gameuses qui méritent bien mieux que ça ! :)

  8. Moossye

    @Patrick Je pense que l’on ne s’est pas compris par rapport à l’héroïne.
    Lorsque je dis que Bayonetta n’a finalement pas grand chose à voir avec les femmes habituellement représentées dans les jeux vidéo, c’est justement grâce à cet aspect caricatural (que j’ai développé via la performance.).

    Si je veux jouer à un jeu où j’incarne une femme forte, ou au moins, une femme qui n’est pas représentée comme un simple objet, je m’orienterais plutôt vers Mirror’s Edge, avec Faith, par exemple, ou encore Jade de Beyond Good & Evil qui est souvent citée.
    Si j’ai trouvé que le personnage de Bayonetta fonctionnait, c’est justement car je n’ai pas senti qu’on tentait de me l’imposer comme un modèle de femme forte ou comme un modèle de femme idéal. J’ai plutôt l’impression que le personnage est développé comme une créature, un univers à part entière.

    Bref, pour moi, Bayonetta n’est pas une « représentation acceptable de la femme », pour la simple raison qu’à mon sens, son personnage n’entend pas représenter « la femme ». Vraiment, je ne vois pas comment je peux mieux exprimer la notion de performance que j’ai essayé de mettre en valeur, mais pour moi, c’est vraiment la clé qui fait que le personnage de Bayonetta fonctionne, car il ne se veut pas « image de la femme », ou du moins qu’il dépasse ça, et pour preuve, je trouve que dès que l’on pare Bayonetta des costumes déblocables, une grande portée de son personnage se casse un peu le nez.

    Bref, pour moi, Bayonetta n’est clairement pas un idéal féminin, et je suis navré si tu as compris ça, mais je suis à cours de mots / d’explications pour mieux définir ce que je veux dire.

  9. Effectivement, je comprends mieux ce que tu veux dire, et je suis même intrigué par cette idée que je trouve cohérente… C’est peut-être un peu pour ça que je n’ai pas non plus été horrifié par cette bonne femme entre bondage et « apothéose » ; ce n’est pas vraiment une femme, mais une créature à part… A étudier !
    Merci de la précision. :)

  10. Et la preuve en est qu’on peut lancer un pavé, que si il est bien écrit et intéressant, on peut le lire jusqu’à la fin et avec plaisir.

    Voilà donc une analyse bien complète, là où moi je serais resté sur la plastique, le nombre de combos et le gameplay d’enfer, tu pousses la chose un peu plus loin et c’est pas plus mal.

    T’as parfaitement su faire la différence avec une héroïne forte dont on peut s’identifier et cette héroïne déjantée qui est là finalement que pour assurer le spectacle.
    Même si au fond, quand on regarde d’un peu plus prêt, on trouve une femme « normale », capricieuse, qui peut être forte (souvent) et fragile (des fois).

    En tout cas, on sent que le jeu t’a plu et c’est le principal, car malheureusement il n’a pas eu le succès escompté,
    Merci pour cet article !

  11. Bonjour,
    cet article est absolument passionnant ! j’aime beaucoup l’idée de la performance (artistique?) en « opposition » à l’image d’une femme à laquelle on pourrait s’identifier. Je te rejoins complètement, on ne s’identifie pas à cette héroïne comme on pourrait le faire avec Jade ou Faith (Lara j’y arrive…), mais on adhère à son univers déjanté et on la regarde, voire on l’admire.

  12. …erratum, je voulais écrire « Lara j’y arrive pas »

  13. J’ai bloqué sur l’achat de ce jeu à cause de la vidéo de présentation. Le cuir et les poses subjectives, certainement…. (en plus du fait que je n’aime guère les Beat them all)
    Il semble qu’ils aient voulu trop en mettre pour les mecs : du shoot et du sexe, mais es ce vraiment ce que veut le joueur mâle?
    En regardant les vidéos de ton article je sais que j’ai bien fait d’économiser des euros pour acheter WET (très spécial également).
    J’ai pourtant une forte tolérance habituellement pour ce genre de chose, mais vraiment ne penses tu pas que ce jeu est vulgaire?

  14. Je pense qe c’est vraiment le genre de jeu que l’on ne peut pas juger sur une ou deux vidéos de gameplay (ce dont il a été souvent victime), il faut vraiment l’avoir dans les mains plusieurs heures pour voir comment le personnage est construit et se déploie au fil des heures… et toutes les références qu’on peut y trouver (ce que j’ai cité plus dans l’article.)

    Tiens d’ailleurs, honte à moi ! Je n’avais pas répondu à Berlu !
    Donc @Berlu : en fait pour la performance, je ne parlais pas forcément de performance artistique, mais plutôt d’une performance de genre et la perf. drag queen ;)

  15. Article excessivement intéressant. Je le relirai après avoir joué au jeu mais il me semble déjà que tu touches quelques points cruciaux.

  16. Mopi

    bien d’accord, je ne joue pas à Bayonetta, je regarde mon copain y jouer et ça m’amuse énormément.
    En fait elle me rappelle le monde du burlesque, qui a un large public féminin.
    Et il est vrai que Lara Croft et une femme forte, mais Lara est, comment dire, chiante avec son côté parfait ?

One Trackback

  1. [...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Keinborg Jérôme, Diraen, Nalexa, Force Rose, Moossye et des autres. Moossye a dit: [blog] Et voilà l'article sur Bayonetta http://bit.ly/cI4e6r High Def Rococo, J-pop, et gender studies… ou presque ! [...]

Poster un commentaire

Votre adresse email ne sera jamais publiée sur le blog. Les informations marquées * sont obligatoires.

*
*