
Ce matin, nous avons donc quitté définitivement Kyoto, non sans un pincement au cÅ“ur : 3 jours, surtout sous cette chaleur écrasante, c’est vraiment peu… Cela nous conforte dans notre idée de rester le plus longtemps possible à Tokyo, afin de parcourir la ville, ses quartiers, mais surtout ses ruelles, ses buildings…
Arrivées à Nara, nous hésitons sur la rue à emprunter pour retrouver notre auberge, nous sortons la carte fournie par l’auberge (il faut que vous voyez ça, voici la carte en question : clic [pdf] ), et nous restons concentrées un moment sur cette dernière… C’est alors qu’un cycliste japonais fait son apparition : il ne parle pas anglais mais a bien compris que nous cherchions une guesthouse sensée se situer au niveau des traces de pas d’ »Helper-san » : il nous indique alors que nous sommes sur le bon chemin, et que l’auberge sera sur notre droite dans quelques centaines de mètres.
Nous marchons alors sous ce soleil de plomb pendant quelques minutes, lorsque nous sommes surprises par une voix qui semble nous interpeller : notre cycliste a fait demi tour et revient vers nous : se serait il trompé dans ses indications ? Il nous dépasse alors, tout en pointant du doigt le côté droit de la route. Il continue, et s’arrête à côté de ce qui semble être notre auberge. Il descend de son vélo. Entre dans l’auberge : notre cycliste inconnu est allé jusqu’à prévenir le personnel de l’auberge de notre arrivée imminente (nous sommes lentes, il fait déjà 35°, et nos sacs commencent à être lourds de souvenirs), qui nous attend désormais à la porte.
Ah, le joli paradoxe : il y a une semaine, je manquais de tomber dans les escaliers du métro avec une valise de 20kg, pendant que les passants s’arrêtaient pour nous regarder, sans nous aider, et aujourd’hui, on me propose une aide tellement importante que je me sens presque considérée comme une enfant un peu bête…
Bref, l’arrivée à l’auberge (UGAYA guesthouse) nous réserve une agréable surprise, elle est propre, cosy, jolie, le personnel est agréable, et notre dortoir, de seulement 4 lits est très confortable.
Nous quittons donc notre QG d’une nuit pour rejoindre le parc de Nara, à la rencontre des daims, et nous allons être servies ! Ils sont effectivement tous en liberté, à l’affût de la moindre nourriture : de nombreux stands vendent une dizaine de gâteaux pour 150 yens, parfait pour attirer la bête à l’écart pour une photo sans trop de touristes, mais gare à celui qui n’est pas suffisamment discret : on se retrouve vite à recevoir des coups de bois de 5 daims différents qui, eux aussi, aimeraient bien qu’on les nourrisse…
Détail assez paradoxal : la ville construit sa réputation touristique entre autre, sur cette attraction, ces gentils animaux vivants et mignons que les enfants craignent et adorent… Mais quelques mètres plus bas, dans la boutique de souvenirs, on peut aussi acheter des peaux de daims et des bois. Yummy.

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Après une séparation déchirante (en voulant goûter ma robe, un daim m’a grignoté le gras de la hanche.) nous avons enfin pu continuer notre chemin vers le fameux Todaiji Temple.

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Sur le chemin du retour, nous avons croisé la route d’un vrai supermarché (et non pas d’un conbini) où nous avons fait une véritable razzia pour un festin… Il faut juste apprendre à ne pas avoir envie de fruits frais : 10€ les 500gr de prunes, 4€ les trois tomates…
Arrivées à l’auberge, quelqu’un entre dans notre chambre, sans frapper, pousse mon sac d’un coup de pied, et ressort par une autre porte… C’est avec cet événement que nous découvrons que le dortoir « Girls Only » doit être traversé pour accéder à une chambre privée. Fantastique. D’autant plus que l’énergumène en question se repointe au bout de 5min et nous sort, dans un anglais vulgaire « Les filles, si vous étiez nues, je passerais plus souvent ». Le tout à 1m de sa compagne, enceinte jusqu’aux dents (à moins que ce soit un excès de bière Asahi, mais j’ai du mal à y croire.). Avec Cathy, nous réfléchissons encore à une vengeance envers cet abruti qui semble espérer une surprise à chaque fois qu’il ouvre notre porte…
A chaque guesthouse son lot d’événements bizarres.
Après une balade infructueuse dans la soirée (Nara la nuit, c’est mort, il n’y a que la rue principale où des poteaux diffusent de la musique pour un auditoire inexistant.), nous nous installons dans la pièce commune pour le repas, deux japonais tentent un violent massage à coup de bouteille d’eau et de position bizarres pour se remettre la colonne en place, tandis qu’un autre, en yukata, joue d’un instrument traditionnel, filmé et photographié par deux japonaises qui s’exclament… Le tout dans 15m²…
Voilà donc pour Nara, demain, nous nous attaquons à Osaka… En attendant, je vous laisse avec une série de photo de ma rencontre avec mes amis les daims ! (Cher lecteur, les marques que tu verras sur mes jambes, ce sont des piqures de moustiques japonais.)
PS : vous vous doutez bien que toutes les photos où j’apparais sont prises par Cathy ;)

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Une dernière pour la route ?



5 commentaires
Yep,
Je viens de découvrir ton blog via Mademoizelle et je l’aime déjà !
J’ai lu tes articles sur ton voyage au Japon, c’est très intéressant , les anecdotes sont enrichissantes et les photos très belles .
J’espère voir la suite de ton quotidien de ce voyage sur ton blig !
Bonne continuation ^^
Vivement demain !
Bonjour !!!
Que de souvenirs en lisant ton blog ^_^ Je suis allée au japon deux fois et je retrouve en te lisant toutes les petites choses qui font kon tombe amoureux de ce pays !!! Je compatie pour les piqures de moustiques japonais ….j’en ai bcp souffert l’été dernier !!!!
Tes photos sont superbes ! Ca me donne vraiment envie d’aller au Japon : )
Hahaha la dernière photo ! Bambi a éternué ?
OMG ! La dernière photo est énorme !!!
Et j’ai officiellement la phobie des moustiques japonais !