Day 28 : Kagurazaka, Iidabashi, Kudanshita et Jinbôchô.



(ça représente environ 4,4 km)

C’est avec un nuage « bad mood » que nous nous réveillons aujourd’hui : bien avant que mon réveil ne sonne, je suis réveillée par les voix de mes colocs dans la salle commune. Étant sensée me lever à 10h, je me fais une raison : il est surement 9h30, bien que l’on soit Dimanche, je ne peux pas vraiment me plaindre…
Et puis les discussions continuent. Très fort, comme si on vous criait dans l’oreille. Et puis, je me sens tout de même très fatiguée… Alors, dans le doute, je regarde mon téléphone : 6h30. Depuis près de 30 minutes, mes colocs hurlent dans la salle commune, un dimanche, à 6h du matin.
Après m’être levée et avoir improvisé un semblant de réplique en anglais (un truc du genre « Please, can you put the volume down, it’s 6 o’clock and i can’t sleep ! »… Fantastique grammaire, vocabulaire riche et délicat.), je tente donc de me rendormir pour gagner encore un peu de repos mais l’opération a eu assez peu de succès…

Qu’à cela ne tienne, on ne changera pas nos plans pour autant, non mais !
Pendant que nous nous préparons, nous assistons d’ailleurs à une petite procession en bas de chez nous… Les lanternes disposées le long de la rue depuis quelques jours annonçaient un matsuri (une fête de quartier) imminent.



Lorsque nous descendons pour rejoindre la station de métro, nous apercevons le matsuri à deux pas de nous, nous commençons à nous rapprocher, quand un japonais passe devant nous : un haut de costume traditionnel et… rien en bas. RIEN. Monsieur se balade les fesses à l’air avec sa jolie veste traditionnelle et ses petites chaussettes blanches. Autant vous dire que l’on n’a pas vraiment continué sur le chemin du matsuri-fesses-à-l’air.

Nous arrivons donc à Kagurazaka, réputé pour être un quartier « français ». D’emblée, le coin nous séduit : la rue principale est interdite aux voitures, la balade piétonne est ponctuée de musique (« Sous l’océan », en japonais !), il y a des bancs tout le long de cette petite colline, et il n’y a pas foule. Un véritable havre de paix pour un dimanche après midi.







Dès le début de la rue, nous croisons le chemin du café « Copain », puis d’un supermarché qui propose un étal de vins impressionnant, accompagné d’affichette en français. Ni une ni deux, nous entrons, et ô bonheur : des confitures bonne Maman, du nescafé, du camembert, des tablettes de chocolat Lindt, et même des bières : Chimay, Duvel, Leffe… Cependant, à plus de 10€ la bouteille, nous nous contenterons de les regarder ! (Cathy a fait les trois photos qui suivent)



Nous trouvons également une librairie qui vend de nombreux magazines, guides officiels de jeux vidéos… Et même, un magazine ayant pour thème… Twitter.





Je ne comprendrais jamais la passion qu’ont les japonais pour les lamas.


Notre petite balade se poursuit en descendant Kagurazaka dori, jusqu’à la gare de Iidabashi, où nous attend un petit marché au puces, caché sous une arcade où sont disposées de véritables terrasses, chose très rare à Tokyo. Nous profitons un peu de la vue, entre buildings, rivière et verdure, avant de repartir…





Et nous ne manquons pas un arrêt au purikura qui semble nous tendre les bras…





Nous descendons alors Waseda dori, une petite rue très agréable, très calme et très arborée. Direction Kudanshita, l’un des quartiers qui encercle le palais impérial (dont nous réservons le jardin pour plus tard.).







Un gigantesque torii nous intrigue et nous décidons donc d’aller jeter un Å“il à l’énorme temple qui semble se cacher au bout de cette immense allée (ça va, les superlatifs placent le décor ?).
Au bout de l’allée, un plan daigne enfin nous indiquer à quel temple nous avons affaire, et le verdict tombe : Yasukuni Jinja. Le temple Yasukuni a été construit en hommage aux soldats morts pour le Japon entre 1868 et 1951, et demeure donc un fort symbole du passé colonialiste du Japon, ainsi qu’un symbole pour les nationalistes. (plus d’explications.).
Le temps de faire l’aller-retour, nous croisons d’ailleurs quelques Japonais pas très commodes, en uniforme militaire, entamant une marche -militaire- avec sabre et drapeau japonais… Nous n’avions pas trop envie de trainer dans le coin.





Nous continuons vers l’est, sur Yasukuni dori, afin de faire un rapide saut à Jinbôchô, le quartier des bouquinistes… Malheureusement, le soleil déclinant nous indique qu’il est déjà 18h, et les boutiques ferment les unes après les autres. Tant pis, la balade reste agréable.

Hop, le métro, Shinjuku line, Akebonobashi station… Petit détour par la rue commerçante Akebonobashi dori, où le matsuri est encore d’actualité : tout le monde a sorti une table dans la rue et vend des grillades, des borchettes de pastèques, des onigiris…





Nous rentrons chez nous, et j’en profite pour me faire un goûter en testant la préparation pour macha latte que je viens d’acheter…



Un délice ! Bon, j’ai fait un mélange eau bouillante / lait, d’une quantité plus importante que ce qui était proposé, afin d’adoucir la force du macha, mais c’est vraiment délicieux… Je crois que je vais en glisser quelques boîtes dans ma valise avant de repartir (une boîte ne contient que 4 sticks, snif.)

La soirée et la nuit continuent dans le prochain article…

 

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