Day 37 : Tokyo, j’t'ai dans la peau.

Aujourd’hui, est une journée un peu particulière puisque nous allons rencontrer pour la première fois notre tatoueur.

Bon, il faut que je revienne en arrière.
Je connais Cathy depuis presque un an, et j’avais déjà remarqué son tatouage. Lors d’un discussion, elle m’a dit l’avoir fait lors de son voyage au Chili… Je trouvais la symbolique vraiment belle, tout en restant persuadée que le tatouage n’était pas pour moi, ayant souvent trouvé cela joli sans jamais ressentir le moindre besoin de le faire.

 
Depuis notre arrivée, on parle tatouage, puisque ma comparse n’envisage pas repartir d’ici sans un nouveau dessin. On papote, je l’aide à trouver des modèle, tout en restant extérieur à ça…
Et les jours passent. Arrive la moitié du voyage, le départ qui se rapproche, la course aux souvenirs, la recherche « du » souvenir, celui qui te renvoie automatiquement une ribambelle d’images et te refais vivre des morceaux de voyage…
Je me rappelle alors de mon voyage en Turquie quand j’étais aux Beaux Arts. Nous étions 6 et un professeur, lâchés dans Istanbul, à découvrir la ville et la biennale d’art contemporain pendant une semaine. Une ville magnifique, un voyage qui m’a enchantée. Et puis, après les premiers pleurs arrivée à Cambrai, les souvenirs se dissipent au bout de quelques mois, et, la petite routine de la vie quotidienne agissant, on fini par ressentir un certain recul par rapport au voyage, comme s’il avait été fait dans une autre vie, à une autre époque, par une autre personne…
C’est dans cet état d’esprit que j’ai commencé à penser au tatouage, avec une véritable histoire derrière la petite décoration, quelque chose qui te chuchote « oui tu y étais », à chaque fois que tu poses les yeux dessus… Et puis, je suis tombée amoureuse d’un motif, avec 5 petits oiseaux… A partir de ce moment là, c’est devenu un réel besoin, de s’inscrire Tokyo dans la peau avec mes petits oiseaux.

C’est donc avec Cathy, ses dictionnaires et mes photomontages que nous avons rencontré Okayama-san, du studio Sunsqlit, à Ueno. Un jeune japonais tout en tatouage, adorable et très à l’écoute, avec qui nous avons communiqué en anglais, en japonais… Et qui finissait par écrire ce qu’il pensait sur le traducteur de Yahoo, hésitant sur la formulation, effaçant des phrases entières, rédigeant d’une autre manière, avant de tout traduire en anglais pour être sur que nous comprenions tout.
Après avoir redessiné mes oiseaux et m’avoir demandé plusieurs fois, à chaque étape, si tout me convenait, nous sommes donc passé au tatouage, pendant une petite vingtaine de minutes.

Depuis, j’ai le sourire dès que je croise mon poignet (sous cellophane pour les dix prochains jours.).
Cela devenait vraiment un besoin d’avoir quelque chose de Tokyo « Ã  vie », même si les souvenirs de ce voyage ne s’effaceront jamais complétement, j’avais vraiment besoin d’autre chose, tant la ville va me manquer, et tant on s’y sent chez soi, bien, au calme malgré l’agitation… Même la chaleur du soir nous berce… Dans le métro, sur la Ginza Line, j’avais presque les larmes aux yeux, juste à cause de ce bien être que je ressens à chaque instant dans cette ville…
Bien sur je n’oublierais pas Tokyo, mais lorsque je poserais les yeux sur mes petits oiseaux, je me souviendrais des étoiles que j’avais dans le regard quand j’étais à 10 000 kilomètres de la tour Eiffel…

Tokyo, j’t'ai dans la peau.

 

9 commentaires

  1. Génial !
    en plus, le Japon n’est clairement pas le pays des tatouages, clairement encore connotés Yaku… bon, maintenant la plupart des onsen, c’est fini :((
    par contre, avoir les coordonnées de Okayama-san m’intéresse, est-il possible de me les faires parvenir par e-mail ? (je suis à Tokyo aussi !!)

    a++

  2. Voilà, j’ai pleuré. T’ES NULLE !

  3. Moossye

    Mais c’est moi qui suis sensée pleurer enfin !
    (Je sais je suis nulle. Et bizarre aussi.)

  4. mais non t’es pas nulle :)

  5. félicitations! J’ai une question bête, mais, combien t’as couté ton encrage? (j’imagine qu’il n’es pas trop volumineux si il est sur le poignet) j’aimerai bien savoir car, étant adepte moi aussi, je n’ai pas eu le temps de faire mon tattoo annuel, et je pars en fin de semaine pour Osaka (pour l’anecdote je vais venir à Tokyo la veille de votre départ…comment ça on s’en fou? :p) Et j’aimerai bien me faire une idée des prix dans la capitale…

    Quoi qu’il en soit, Eric a raison…fini les onsen, et bonjour les regards insistants dans la rue ^^ (le 1er Japonais inconnu qui m’a adressé la parole au Japon, voulait me rappeler qu’ici, on associe tattoo et Yaku… hum… c’est dire!)
    Bon courage pour les derniers jours et bon retour en France!

  6. Désolé d’avance !! Je vais faire ma grande curieuse ^^ Mais va-t-on avoir droit à des clichés de ce beau tattoo ????? :p
    (au passage…..j’aurais pas trouvé mieux comme souvenir du Japon !!!! ^^) et Bravo pour tes textes ;)

  7. Moossye

    @Niwatori cela m’a couté 5250 yens, mais c’est la plus petite taille et ça monte vite ! J’ai jeté rapidement un coup d’Å“il sur l’un des catalogues et des motifs encore relativement petits montent vite aux alentours de 35 000 yens (auxquels il faut ajouter les taxes).

    Oui fini les onsen, mais Cathy étant déjà tatouée, on avait déjà ce soucis avant, alors tant qu’à faire, autant de pas trop se prendre la tête avec ça… Le pharmacien a qui j’ai demandé du savon m’a regardé comme si je venais de faire un truc mortel, mais bon, sinon ça va, ça reste discret.

  8. D’accord merci! ça revient donc a peu près au même qu’en France (50 euros minimum pour amortir le matériel et l’encre dixit mon tatoueur) et bien sûr ça monte vite aussi… Sans doute cela sera sensiblement identique à Osaka, je me renseignerai.
    J’aurais aimé voir la tête du pharmacien! Évidemment, je m’associe à versets pour réclamer des images, une fois la cicatrisation terminée!

  9. @Niwatori : Tu arrives quand exactement ? ça pourrait être sympa de se croiser autour d’un verre ^^

Poster un commentaire

Votre adresse email ne sera jamais publiée sur le blog. Les informations marquées * sont obligatoires.

*
*