
Shimo Kitazawa est un petit quartier situé à quelques minutes de métro à l’ouest de Shinjuku. Il est connu pour être un quartier très agréable où jeunes bohèmes, artistes et musiciens aiment vivre, mais il est également connu car c’est un quartier en danger : en effet, il est menacé par un plan de reconstruction, qui ôterait tout son charme au quartier. (plus d’explications.)

A l’arrivée, on remarque effectivement que la vue est largement constituée de travaux… Mais le quartier est toujours là ! Nous commençons donc par la sortie nord de la ligne Odakyu.
Se repérer est un peu difficile car les grands panneaux de travaux cachent l’horizon, nous cherchons la rue qui nous semble la plus animée et nous nous y engouffrons !

Après quelques dédales de ruelles couvertes, nous tombons dans un quartier au goût de paradis.
Petites ruelles, friperies tous les 20 mètres, musique dans la rue… Aucun building à l’horizon, juste de petites maisons à un étage, des palmiers et de la verdure partout, des petites terrasses, et des magasins qui débordent sur les trottoirs.




Inutile de vous dire que nous sommes totalement tombées amoureuse du quartier. Nous avons flâné des heures durant, entre boutique de déco des 70′s, surplus de l’armée américaine, friperies proposant des jupons, des t-shirts Super Mario, Spiderman, Bob l’Eponge, magasins à 700 yens… Le tout en mettant à l’épreuve notre sens de l’orientation, tant les ruelles se croisent et se multiplient pour offrir toujours plus de curiosités… comme mon nouveau badge.




Nous nous arrêtons dans une petite boulangerie qui offre aussi des rafraichissement, je m’offre une petite pause avec un muffin Cream Cheese & Oreo, et un Soy Banana Milk en boisson… Un délice !

Dans la boutique « Napoleon Fish », nous tombons face à cette peinture murale, que vous pouvez voir en entier en cliquant ici.

Après plusieurs heures dans la partie nord du quartier, nous tentons la sortie ouest, où ne se situent que la partie résidentielle, puis la partie sud, qui comporte une rue très commerçante, dans une ambiance totalement différente du nord (Pachinko, game center, fast foods etc. …). Nous y passons une petite heure avant notre rendez vous avec une jeune française qui vit et travaille ici.

Night 30
19h, Nous rejoignons Amélie à la gare de Shimokita. C’est l’amie d’une amie de Cathy, elle est française, vit et travaille à Tokyo. Actuellement elle rencontre quelques soucis de téléphone portable, elle nous emmène donc dans un izakaya (une sorte de pub japonais où, en plus de la boisson, on peut commander des petits plats à partager entre amis), où après une discussion autour d’une bière, nous l’attendons au frais pendant sa recherche de téléphone. A côté un groupe de Salary Men japonais sont déjà bien pompettes, ils rient et parlent très forts, font de grands gestes… C’est assez amusant à regarder. Dès que notre regard croise le leur, chacun se lance dans un « sumimasen »… Un peu intriguée, nous nous demandons de quoi veulent ils s’excuser… Nous testons les frites de l’izakaya, puis les mochis frits et fourrés au fromage (miam)… Au bout d’un moment, l’un des salary men nous demande d’où nous venons. « Furansu ». Le mot est un sésame, les « ooooh » et les « aaaaah » fusent parmi les 4 hommes. L’un d’eux nous prouve d’ailleurs qu’il a appris le français en nous répétant inlassablement « Il y est une montagne », tandis que les autres tentent de l’imiter.
La discussion aurait pu s’arrêter là à cause de la barrière de la langue, mais Amélie revient à ce moment, et ses notions de Japonais lui permettent de nous traduire ce que les salary men veulent nous dire… S’en suivent plusieurs discussions sur le mont St Michel, sur le fait que nous avons de très beaux yeux… Et nous finissons même par chanter « Aux Champs Elysées » tous ensemble. Amélie laisse trainer son petit dico Franco Japonais sur la table, et l’un d’eux s’en empare, nous demandant de prononcer tel ou tel mot en français… Il faut dire qu’il était plutôt doué malgré les sonorités difficilement prononçables pour un japonais. Nous aurons eu le mérite de leur apprendre le mot « bière » (pas sure qu’ils aient retenus le reste du vocabulaire que nous avons tenté de leur inculquer.).
Les présentations faites, j’ai vite été renommée « Marion Crêpe » (ou plutôt « Malione Kleppu »)…
La faute à qui ?
Notons également que lors des présentations, les salary men ont tous désigné l’un de leur collègue de la main, en hurlant « TAMORI SAN !! ». Il s’appelait effectivement Tamori.
Mais ce qui les faisait beaucoup rire, c’est qu’à la base, Tamori San est un présentateur Japonais que l’on voit partout et que l’on reconnait car il porte toujours des lunettes noires : on ne connait pas vraiment son visage, « une sorte de Philippe Maneuvre nippon », dixit Amélie. Alors, dès qu’il y avait un blanc dans nos conversations, tout le monde hurlait TAMORI SAAAN !!! en présentant ce fameux Tamori, c’était assez drôle.
Nos acolytes partis et nos bières finies, nous avons profité d’une petite balade dans le sud de Shimokita. En passant par une petite échoppe, Amélie m’a fait découvrir un plat à emporter dont je suis incapable de me rappeler le nom, mais qui est délicieux : c’est une grosse boule de riz épicée entourée de viande (comme celle des brochettes bÅ“uf fromage) , le tout est surmonté d’un peu de fromage qui est gratiné sous vos yeux une fois que vous avez commandé la bête, qui vous sera délivrée dans sa feuille de salade. MIAM !
Pour terminer la soirée, Amélie nous offre un verre de vin blanc dans un autre petit bar…
Nous avons vraiment profité de ce quartier, une vraie mine d’or en journée comme en soirée, et c’est avec des étoiles plein les yeux que nous avons repris le train de minuit vingt…

A l’arrivée, on remarque effectivement que la vue est largement constituée de travaux… Mais le quartier est toujours là ! Nous commençons donc par la sortie nord de la ligne Odakyu.
Se repérer est un peu difficile car les grands panneaux de travaux cachent l’horizon, nous cherchons la rue qui nous semble la plus animée et nous nous y engouffrons !

Après quelques dédales de ruelles couvertes, nous tombons dans un quartier au goût de paradis.
Petites ruelles, friperies tous les 20 mètres, musique dans la rue… Aucun building à l’horizon, juste de petites maisons à un étage, des palmiers et de la verdure partout, des petites terrasses, et des magasins qui débordent sur les trottoirs.




Inutile de vous dire que nous sommes totalement tombées amoureuse du quartier. Nous avons flâné des heures durant, entre boutique de déco des 70′s, surplus de l’armée américaine, friperies proposant des jupons, des t-shirts Super Mario, Spiderman, Bob l’Eponge, magasins à 700 yens… Le tout en mettant à l’épreuve notre sens de l’orientation, tant les ruelles se croisent et se multiplient pour offrir toujours plus de curiosités… comme mon nouveau badge.




Nous nous arrêtons dans une petite boulangerie qui offre aussi des rafraichissement, je m’offre une petite pause avec un muffin Cream Cheese & Oreo, et un Soy Banana Milk en boisson… Un délice !

Dans la boutique « Napoleon Fish », nous tombons face à cette peinture murale, que vous pouvez voir en entier en cliquant ici.

Après plusieurs heures dans la partie nord du quartier, nous tentons la sortie ouest, où ne se situent que la partie résidentielle, puis la partie sud, qui comporte une rue très commerçante, dans une ambiance totalement différente du nord (Pachinko, game center, fast foods etc. …). Nous y passons une petite heure avant notre rendez vous avec une jeune française qui vit et travaille ici.

Night 30
19h, Nous rejoignons Amélie à la gare de Shimokita. C’est l’amie d’une amie de Cathy, elle est française, vit et travaille à Tokyo. Actuellement elle rencontre quelques soucis de téléphone portable, elle nous emmène donc dans un izakaya (une sorte de pub japonais où, en plus de la boisson, on peut commander des petits plats à partager entre amis), où après une discussion autour d’une bière, nous l’attendons au frais pendant sa recherche de téléphone. A côté un groupe de Salary Men japonais sont déjà bien pompettes, ils rient et parlent très forts, font de grands gestes… C’est assez amusant à regarder. Dès que notre regard croise le leur, chacun se lance dans un « sumimasen »… Un peu intriguée, nous nous demandons de quoi veulent ils s’excuser… Nous testons les frites de l’izakaya, puis les mochis frits et fourrés au fromage (miam)… Au bout d’un moment, l’un des salary men nous demande d’où nous venons. « Furansu ». Le mot est un sésame, les « ooooh » et les « aaaaah » fusent parmi les 4 hommes. L’un d’eux nous prouve d’ailleurs qu’il a appris le français en nous répétant inlassablement « Il y est une montagne », tandis que les autres tentent de l’imiter.
La discussion aurait pu s’arrêter là à cause de la barrière de la langue, mais Amélie revient à ce moment, et ses notions de Japonais lui permettent de nous traduire ce que les salary men veulent nous dire… S’en suivent plusieurs discussions sur le mont St Michel, sur le fait que nous avons de très beaux yeux… Et nous finissons même par chanter « Aux Champs Elysées » tous ensemble. Amélie laisse trainer son petit dico Franco Japonais sur la table, et l’un d’eux s’en empare, nous demandant de prononcer tel ou tel mot en français… Il faut dire qu’il était plutôt doué malgré les sonorités difficilement prononçables pour un japonais. Nous aurons eu le mérite de leur apprendre le mot « bière » (pas sure qu’ils aient retenus le reste du vocabulaire que nous avons tenté de leur inculquer.).
Les présentations faites, j’ai vite été renommée « Marion Crêpe » (ou plutôt « Malione Kleppu »)…
La faute à qui ?
Notons également que lors des présentations, les salary men ont tous désigné l’un de leur collègue de la main, en hurlant « TAMORI SAN !! ». Il s’appelait effectivement Tamori.
Mais ce qui les faisait beaucoup rire, c’est qu’à la base, Tamori San est un présentateur Japonais que l’on voit partout et que l’on reconnait car il porte toujours des lunettes noires : on ne connait pas vraiment son visage, « une sorte de Philippe Maneuvre nippon », dixit Amélie. Alors, dès qu’il y avait un blanc dans nos conversations, tout le monde hurlait TAMORI SAAAN !!! en présentant ce fameux Tamori, c’était assez drôle.
Nos acolytes partis et nos bières finies, nous avons profité d’une petite balade dans le sud de Shimokita. En passant par une petite échoppe, Amélie m’a fait découvrir un plat à emporter dont je suis incapable de me rappeler le nom, mais qui est délicieux : c’est une grosse boule de riz épicée entourée de viande (comme celle des brochettes bÅ“uf fromage) , le tout est surmonté d’un peu de fromage qui est gratiné sous vos yeux une fois que vous avez commandé la bête, qui vous sera délivrée dans sa feuille de salade. MIAM !
Pour terminer la soirée, Amélie nous offre un verre de vin blanc dans un autre petit bar…
Nous avons vraiment profité de ce quartier, une vraie mine d’or en journée comme en soirée, et c’est avec des étoiles plein les yeux que nous avons repris le train de minuit vingt…

