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Sorties culturelles de ces derniers temps.


Tiens, ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé expo ou spectacle…
Et ça tombe bien, ces derniers temps ont été assez riches en sorties et en découvertes !
Au programme, et en quelques lignes à chaque fois, une super production holywoodienne au théâtre (No Way Veronica), le spectacle de l’Eurovision 1973, encore au théâtre (1973, Massimo Furlan), l’exposition de photographies « Anonymes, l’Amérique sans nom » au BAL, la performance numérique de Ryoji Ikeda, ou encore les Trésors des Médicis au Musée Maillol…

NO WAY VERONICA (photo ci dessus)
Vu au Théâtre de l’Agora à Evry. Sur le plateau : deux comédiens, une comédienne, un synthétiseur et 3 micros. Le pitch : vous refaire une super production hollywoodienne : l’un fait les bruitages, l’autre la musique et les voix off, tandis que la comédienne incarne une dizaine de personnages (tous des hommes, à une exception près) : incarne oui, il ne s’agit pas là d’une simple imitation mais vraiment d’une incarnation : le visage, les gestes, le corps, la voix tout se transforme.
Durant l’heure qui suit vous allez voir se dérouler -sous vos yeux ébahis- un remake loufoque et misogyne de The Thing : une femme tente d’intégrer un groupe de chercheur en antarctique par tous les moyens : se déguiser en chien, en E.T., et se fait sans cesse démasquer et éjecter par le troupeau de mâles. On y croit, on voit tout, même le pingouin qui parle, c’est vous dire.
Attention spoiler : vous aurez même droit à la bande annonce de VERONICA STRIKES BACK.

 
TEST PATTERN N°3 – Ryoji Ikeda



Même rentrée en France, il faut encore que je vous parle du Japon, d’une manière ou d’une autre ! Encore dans un théâtre, celui de Gennevilliers, mais cette fois, on sort du registre de la pièce de théâtre pour entrer dans celui de l’installation. Une salle plongée dans l’obscurité, une projection à la fois au mur et au sol, une bande son puissante et des « images » (des lignes ?) noires et blanches qui oscillent… Il me semble que l’immersion dure à peu près 7min. Difficile à décrire (notamment la perte totale de repère et d’équilibre si vous marchez tout en regardant le sol qui s’anime), il faut expérimenter.

 
ANONYMES, l’Amérique sans nom – exposition au BAL



J’ai enfin pu découvrir le BAL la semaine dernière, nouvelle structure dédiée à l’image document… Pour la peine, j’y suis même retournée dimanche. Au final, en deux jours, j’aurais rencontré l’équipe, visité l’exposition, brunché au BAL café, flâné dans la librairie… Un endroit très agréable et une exposition passionnante, qui présente des travaux de Lewis Baltz (dont je suis amoureuse depuis des années…), de Walker Evans, Jeff Wall… Ou encore Anthony Hernandez (photo ci dessus, © Anthony Hernandez, Vermont ave.& Wishire blvd, 1979), qui photographie des personnes en situation d’attente, au niveau des arrêts de bus : le résultat est tout simplement hypnotique.
Bref, courrez-y, l’exposition se termine le 19 décembre !

 
1973 – Massimo Furlan



(photo, L.Ceillier & P. Nydegger)
Vu au Théâtre de la Cité Internationale la semaine dernière, je suis un peu embêtée avec ce spectacle, qui me semble se dérouler en deux parties, totalement distinctes, voire contradictoires.
Tout commence par un souvenir : l’Eurovision de 1973, qui a marqué l’enfance de Massimo Furlan, et qu’il convoque sur le plateau du théâtre : un écran diffuse les commentaires (par Pierre Tchernia, hilarant) d’époque et la présentation des candidats, que M. Furlan propose d’incarner, costumes, perruques et chorégraphies à l’appui, plus à la manière d’un gamin déguisé pour ressembler à ses idoles que d’un transformiste proposant une performance.
La force de la pièce réside avant tout dans l’effet que provoque les chansons sur le public : nous sommes dans un théâtre, et nous voilà en train de taper des mains, de danser sur nos sièges, de parler à voix haute, de chanter, d’interpeler la personne présente sur scène : on incarne un public de « télé » au sein d’un théâtre, ce qui nous force bien évidemment à nous interroger sur notre place de spectateur.
Quelques chansons passent, le spectacle trouve son rythme, le public se réchauffe et se prend au jeu au fil des fous-rires… Puis quelque chose change.
Massimo Furlan stoppe sa ronde de déguisement, met le show en « sourdine » pour convoquer d’autres personnes sur scène : se déroule alors, pendant plus d’une heure, une conférence d’anthropologie (justement écrite par une anthropologue) des plus déroutantes. Dans un autre dispositif, le discours ici développé aurait surement eu sa place, mais après 20 minutes d’éclats de rires, à peine avons nous appréhendé le spectacle qu’il change du tout au tout, revenant à un sérieux très universitaire, qui a du mal à trouver sa place ici (et nous, spectateurs, avons perdu la notre dans la bataille.)
Jusqu’ici, le spectacle me paraissait articuler culture populaire et culture dite « légitime » d’une manière très intéressante, mais cette conférence arrive comme une contradiction, comme si le spectacle avait besoin de la béquille de la culture « savante » pour se justifier. Pire encore : Massimo Furlan, jusqu’ici en gamin joyeux et joueur devient totalement muet lors de la deuxième partie : il laisse les « conférenciers » s’exprimer, lui apprendre quelque chose, comme si « le gosse de la culture populaire » n’avait pas son mot à dire…
J’ai assisté à un spectacle qui m’a totalement déroutée, dont j’ai l’impression de ne pas comprendre les enjeux et les parti-pris, cela m’a vraiment interrogée…

 
LE TRÉSOR DES MÉDICIS – Musée Maillol

Je ne sais toujours pas trop quoi en penser. Les œuvres sont intéressantes, il y a vraiment un petit côté « trésor » à découvrir autant de livres, d’objets, de décorations… Cependant la scénographie pousse le thème à son paroxysme, (et devient donc ultra kitsch), à un point que l’on se demande si un certain second degré se cache là dedans : murs voilés, accrochages sur des cascades de tulles, rideaux de velours…
En revanche, l’exposition de Philippe Perrin, Under The Gun, m’a totalement laissée de marbre… A la recherche d’explications, je suis enfin tombée sur un cartel qui finissait par une citation de l’artiste qui faisait une analogie une peu tarte à la crème entre exposition, braquage de banque et femmes (ou quelque chose de cet acabit), ça m’a coupé toute envie d’aller voir plus loin.

 

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