Warning: ob_start(): non-static method anchor_utils::ob_filter() should not be called statically in /homepages/41/d296407280/htdocs/blog/wp-content/plugins/sem-external-links/anchor-utils/anchor-utils.php on line 33

1er Mars : Vernissage @ La Gaité Lyrique


Depuis le temps qu’on entend parler du projet Gaité Lyrique, j’étais impatiente de pouvoir enfin découvrir l’ensemble du lieu ! Lors de quelques rendez vous pro, j’avais pu d’ores et déjà découvrir le Centre de ressources, l’auditorium et l’espace Jeux Vidéo… Mardi soir, j’ai enfin pu découvrir les espaces restants de la Gaité Lyrique, au sein d’un parcours imaginé par United Visual Artists et I Could Never Be A Dancer. Anecdotes et impressions, on mélange le tout et on lâche le mémoire le temps d’écrire quelques paragraphes….

Bien évidemment, les deux espaces qui m’ont le plus happée demeurent le centre de ressources, (où l’on peut trouver Poli, Entrisme et également Multitudes), très bien fourni en revues qui m’ont l’air tout à fait passionnantes… Et au prix des différents ouvrages, il n’est pas négligeable d’avoir un lieu où retrouver cette grande sélection pour rattraper les numéros non achetés.
Retour à l’espace jeux vidéo, où certains visiteurs squattent déjà Mario et Spyro, et rencontre avec le responsable de l’espace Oscar Barda, on évoque Portal, Mirror’s Edge (tiens, je n’ai pas parlé de Bayonetta !), et je me dis qu’il faudrait vraiment que je repasse dans la semaine pour voir la totalité de la programmation… Un petit espace est également réservé aux livres, et j’y croise bien heureusement Pix’ : Cahiers du JV 3 (à quand la présence du 4 ? =) ), Japan Arcade Mania, Histoire de Nintendo… Au sein de la scénographie on peut également apercevoir quelques histoires de gamers, qui viendront s’enrichir avec le temps…

Les minutes passent, les discussions vont bon train… De temps à autre, un message retenti, indiquant qu’en cas de rencontre avec un « hôte » (je ne me rappelle plus du terme exact), nous sommes invités à l’écouter et à le suivre… On repère effectivement quelques personnes, hommes et femmes, habillés sobrement et se déplaçant tels des robots. Certains sont assis devant un ordinateur, avec un visiteur, je ne peux pas entendre leurs dialogues, cela semble étrange et les visiteurs ont un air pour le moins dérouté.
C’est à ce moment là de l’histoire qu’il faut que je vous avoue un secret honteux : après des années aux beaux arts, des années dans des centres d’art, et des années de sorties culturelles, j’ai toujours une grande appréhension face aux performances qui mobilisent le public. Je serais plutôt de ces petites choses timides qui foncent se cacher au fond de la salle pour être sure de ne pas être repérée…
Mais bien évidemment, c’est toujours lorsque l’on tente de se cacher que nous sommes repérés. Et c’est ainsi que je me retrouve à suivre cet homme un peu cyborg qui m’installe moi aussi sur une chaise, près d’un ordinateur face auquel il se place… Et commence à me poser des questions. Je réponds. Il écrit la réponse, appuie sur entrée. Autre question. Je l’entends mal et lui demande de répéter. Il écrit ma demande, appuie sur entrée et pose une autre question. Et cela dure 10, peut être 15 minutes. Une femme, avec la même attitude que lui, vient alors lui toucher l’épaule. Il se lève. Je me lève, pensant partir…
Et là, erreur de la fille timide : tu sais très bien que la performeuse joue son rôle de robot à merveille et n’en sortira pas, mais trop polie, trop timide, tu ne peux pas t’empêcher de lui demander doucement « euh… je dois m’en aller ? »
- Pourquoi voulez vous partir ?
Et me voici repartie pour une série de questions, qui a duré une vingtaine de minutes. Au remplacement suivant je suis partie.

Je dois avouer que c’est une expérience vraiment singulière en bien des points, dérangeante même, car c’est notre propre comportement qui est mis en lumière. Au bout d’un moment je me suis rendue compte que les questions n’étaient pas apprises par cœur : chaque personne invente une question à partir du ou des derniers mots que vous avez laissé échapper lors de votre dernière réponse.
C’est alors très étrange : au départ, on tente de répondre quelque chose qui nous parait acceptable, intelligent. Puis, comme un enfant qui demande sans cesse « pourquoi ? », on tombe dans un jeu sans fin, où toutes les questions tentent de creuser encore plus la réponse précédente. On se rend vite compte que les seules réponses que nous sommes capables de donner sont des « je ne sais pas », « je n’ai pas la réponse ».
L’expérience est presque anxiogène en réalité (vous sentez la timide qui parle là, non ?) car il arrive un moment où vous savez à l’avance que vous ne pourrez pas répondre, qu’importe la question… Ce côté très étrange est d’ailleurs renforcé par l’aspect « robot » de ces personnes : vous avez un peu honte de vos réponses, et vous tentez de sourire, de rire, de faire des remarques, mais bien évidemment, toutes vos réactions « superflues » restent à l’état de monologue : en bref, vous êtes seuls, face à vos réponses à la con.
Au final bien que dérangeante pour la pauvre petite chose que je suis, j’ai trouvé l’expérience vraiment très intéressante. Il n’y a que sa clôture que je regrette : le dialogue étant impossible, vous êtes obligé de mettre fin à la « conversation » en vous précipitant hors de cet espace lorsqu’un hôte vient en remplacer un autre, je me sentais à la fois coupable et « enfin libre » !

Voilà donc quelques petites impressions… Et n’oubliez pas, le 22 Mars, de 18h à 20h, j’organise une table ronde à la Gaité Lyrique, où l’on retrouvera notamment Geoffrey Dorne, designer graphique, Nicolas Rosette, commissaire de l’exposition Arcade ! Jeux vidéo ou pop art ? et Julien Taïb, conseiller multimédia au sein d’Arcadi et coordinateur du festival des arts numériques NEMO.
Mais ne vous inquiétez pas, on reparle de ça bientôt !

 

2 commentaires

  1. Ravi de lire tes feedbacks & tes « secrets honteux » ;-)

  2. Charlie

    Plutot bien décris, je partage :-)

Poster un commentaire

Votre adresse email ne sera jamais publiée sur le blog. Les informations marquées * sont obligatoires.

*
*