Day 12 : premier tremblement de terre. Et Shibuya.



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Il est entre 5h et 6h du matin lorsque nous sommes réveillées de manière très soudaine : le sol tremble. Il nous faut tout de même quelques secondes pour être sûres de ce qui est en train de se passer, mais pas de doutes, c’est un séisme : regarde, tout vibre autour de nous.
C’est une sensation vraiment étrange. Le tremblement n’est pas assez fort pour que nous soyons tenues de nous abriter sous une table, mais il est tout de même assez puissant pour faire tanguer tout l’immeuble, un peu comme si nous dormions dans un métro très agité. Alors nous attendons, allongées, en nous regardant d’un air ensommeillé et hébété, espérant que cela ne dure pas trop longtemps. La sensation est d’autant plus étrange que les immeubles sont construits pour résister aux séismes : ils suivent donc les secousses, ce qui donne l’impression d’être dans une pièce aux murs flexibles.
Se rendormir fut un peu difficile, : encore un peu surprise, mais aussi un peu inquiète, on se demande si une autre secousse ne va pas suivre… Mais finalement, le sommeil est revenu.

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(Après vérification c’était un séisme d’une magnitude de 5.0 (merci l’AFP).)



Aujourd’hui donc, direction Shibuya, et sa tour 109 !
Shibuya est l’un des quartiers centraux de Tokyo. Il est situé au sud de Shinjuku, et il est notamment connu pour sa tour 109 qui offre 10 étages de mode féminine, sa statue du chien fidèle Hachiko, ou encore le Shibuya Crossing, ce croisement de plusieurs passages pour piétons qui brasse des millions de personnes chaque jour.
L’intérieur de la tour 109 est un joyeux bordel ultra coloré, parsemé de strass, de musique pop (différentes dans chaque magasin, ce qui donne parfois un mix entre Lady Gaga et des remixes Disney.) et de vendeuses toutes plus lookées les unes que les autres. les quelques 10 étages dédiés à la mode féminine Tokyoïte « branchée » ne nous ont pas émues pour autant. Hormis un ou deux magasins qui valaient le coup d’oeil (dont un au 6F qui propose des sacs et des pochettes imitant les vinyles et les vieux téléphones), j’ai trouvé qu’ils se ressemblaient tous, proposant toujours les mêmes formes, les mêmes coloris, à des prix vraiment élevés, et dans un style à la fois importable, et pas si original pour autant. Et, cerise sur le gateau, la faune de la tour 109 passait son temps à nous bousculer violemment sans jamais s’excuser… Au bout du 5ème sac reçu en plein dans la tête, on commence à perdre notre sang froid… Et l’on est frustrée de ne pas pouvoir s’exprimer en japonais.



vêtements pour toutou-chébran.




les japonais ont encore du mal avec mon pseudo…

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Nous avons donc rapidement déguerpi vers le Center Gai, une allée piétonne qui se reconnait facilement grâce à sa « porte » d’entrée. (qui marque souvent les allées commerçantes, on en a une à côté de chez nous, à deux pas de la station Akebonobashi.). J’ai fait une vidéo de l’ambiance de la rue, mais j’en ai un peu honte vu la qualité du cadrage, mais vous pouvez la voir en cliquant ici. L’ambiance y est plus détendue que dans la tour, si l’on oublie les jeunes hommes qui distribuent éventails et mouchoirs (les flyers locaux), qui se retournent et se taisent lorsque nous passons à leurs côtés : ou comment te rappeler qu’ici, tu n’es qu’une gaijin… C’est dans cette rue que nous avons enfin croisé notre premier Condomania, un magasin dédié uniquement aux préservatifs. Celui ci était vraiment petit (le magasin, pas les capotes.), nous nous attendions à trouver des produits inédits, originaux, mais hormis le préservatif glow-in-the-dark qui te permet de coucher avec un sabre laser (6€ l’unité, faut pas abuser.), rien d’extraordinaire.
Nous avons également testé le Tokyu Hands, un grand magasin essentiellement axé sur les loisirs créatifs, les jouets, la papeterie… Qui nous a tout de même réservé quelques surprises, comme des stickers à prix raisonnables.



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Sur le chemin du retour, nous avons trouvé une petite échoppe qui proposait des Bubble Tea au lait et à la noix de coco, un régal ! C’est une boisson composé d’un thé au lait (il y avait aussi du calpis et du calpis fraise), avec des perles de tapioca (on en trouve à Paris, chez Zen Zoo et Kikoumaru, entre autre.).



Et, bien évidemment, le retour à la gare de Shinjuku s’est effectué en passant par le célèbre Shibuya Crossing, dont j’ai tenté de capter quelques instants en vidéo…

Pendant que le feu est rouge :



Et on passe au vert !




Voilà pour aujourd’hui ! Je ne sais pas encore exactement où nous allons demain. La sortie initiale devait nous mener à Harajuku et Omotesando, mais un samedi, cela nous fait un peu peur… D’autant plus que ces derniers jours ont été pas mal dédiés aux centres commerciaux et avenue commerçantes, nous aimerions changer un peu ! Alors dès ce post terminé, je feuillette mes guides.

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PS : aujourd’hui, j’ai essayé de préparer le repas avec ce que l’on a pu trouver dans les 100 yens shops… (Et le Muscat Tea, c’est pas bon du tout.)


Par Moossye

Day 11 : parlez-vous Franponais ?


Le Franponais est une langue étrange : ça ressemble au français, ça le goût du français, mais ça n’est pas du français.
Le Franponais, c’est un subtil mélange de mots français, de syntaxe japonaise, de métaphores orientales…
Bref, le Franponais, c’est du bonheur à l’état pur.





Ce goût adoucit notre esprit. Pourquoi ne pas confirmer ce goût ?



Sortez et roulez comme le vent de mai.













 

PS : aujourd’hui, Day 11, nous nous reposons de notre folle semaine de marche et de soleil. Lessives, courses, 100 yens shops et télétravail, rien de bien intéressant à vous raconter. Demain, nous tentons la tour 109 de Shibuya, le soldes nippones allant sur leur fin, c’est le moment de penser aux souvenirs…

Par Moossye

Day 10 : Osaka, Loose in translation.


Pour notre dernier jour à Osaka, nous avons décidé de faire confiance à un de nos guides et de suivre ses conseils.
Nous nous sommes donc rendues au temple Shitenno-ji, autour duquel avait lieu un marché aux puces. L’avantage de cette petite ballade est de nous avoir immergées dans une manifestation vraiment réservées aux japonais et aux habitants d’Osaka, où nous n’avons croisé aucun touriste. Cependant, l’inconvénient, c’est qu’il y avait assez peu de choses à voir (à part un kit d’enveloppes Super Mario.), et que l’attraction du coin… C’était plutôt nous !
La chaleur étant vraiment insupportable, j’ai troqué mes tests de soda pour un bouteille d’1L de thé vert bien frais… Au moins, pas de mauvaises surprises !

L’après midi, nous suivons encore ce même guide, qui nous donne envie de nous rendre dans le quartier de la gare (Umeda), « ville souterraine », « des kilomètres de sous terrains », « une ville sous la ville », « ville tentaculaire ». C’est décidé, nous passons l’après midi dans les centres sous terrains de la ville (une activité parfaite sous cette chaleur !).
Arrivées à Umeda, nos estomacs crient famines au moment où nous passons devant une boutique « Vie de France », qui vend des croissants, des pains au raisins et des pains au chocolat, ainsi que d’autres spécialités françaises. Je jette mon dévolu sur un petit croque monsieur ainsi que sur une brioche sucrée « Honey & Cheese », Cathy commande un gâteau « Milles Crêpes », qu’elle sera obligée de transformer en « Miru Kureppu » pour se faire comprendre.
Le croque monsieur est vraiment bon, en revanche, la brioche est… surprenante ! En prenant « cheese and Honey », je m’attendais à une texture de cheese cake, avec du fromage blanc. En réalité, je pense qu’ils ont voulu partir des plats composés de chèvre et de miel… Or, ici, le chèvre a été remplacé par du kiri ! Ce fut un peu éprouvant…





Le reste de la journée s’est passée dans les buildings, notamment ceux dédiés à l’électronique : 10 rayons entièrement dédiés aux écouteurs, un étage entier pour les figurines… Bien que nous ayons trouvé la fameuse ville souterraine, nous lui avons trouvé un intérêt plutôt restreint, nous étions donc un peu déçues, mais surtout très fatiguées, et impatiente de prendre le bus de 22h qui nous ramènerait à Tokyo. Nous avons tout de même fait le tour de quelques magasins, dans une ambiance totalement différentes de celle de la France : les vendeurs font une sorte de litanie permanente, un peu stressante : à chaque entrée, ils crient « irashaimase » (une sorte de bienvenue), qu’ils répètent à chacun de leur passage devant un client, et ce, même s’ils l’ont déjà croisé plusieurs fois. Ensuite, si vous achetez quelque chose, la vendeuse vous dira bien entendu « Arigato Gozaimasu », mais souvent, je ne sais pas par quel phénomène, tous les vendeurs du coin réussissent à vous remercier en chÅ“ur !



Un jeu de société Super Mario.

Nous avons tout de même tenté un restaurant d’Okonomiyaki, et c’était délicieux ! Fidèle à mes habitudes, je l’ai encore choisi au fromage. Cette fois nous avons trouvé un restaurant qui sert l’okonomiyaki sur une plaque chauffante, directement intégrée à la table : à nous d’y disposer les différents aromates, ainsi que la sauce et la mayonnaise japonaise… un régal !

En fin de soirée, nous étions à nouveau au rendez vous de bus… Bien différent du terminal de Shinjuku ! Ici, aucune information en anglais, il y a juste un parking, avec quelques tables où des employés de différentes compagnies s’agitent, et crient des informations en japonais… Parfois, faire le regard du chat-potté peut être utile !

Par Moossye

Les distributeurs japonais #2 : le Fanta Grape.

C’était la première boisson que nous avions remarquée, elle était jolie, colorée, pleine de promesses… Je m’attendais à du Shweppes raison, en mieux… Finalement, ce soda n’a que vaguement le même goût que les chewing-gums au raisin que j’avais dénichés à Toronto, c’est à dire : chimique-bizarre. Too bad !

 



 

Par Moossye

Night 9 : J’ai testé le Sentô (bain public).

Le sentô, c’est un bain public japonais : dans sa version la plus simple, le sentô est non mixe et il est composé de petites douches alignées contre un mur, où chacun s’assoit sur un tabouret pour se laver. Une fois que l’on est bien propre, on peut ensuite se rendre dans un grand bain d’eau chaude, où chacun se baigne (propre, donc) pour se relaxer. Le maillot de bain y est bien évidemment prohibé.

Le matin, nous arrivions à l’hôtel pour apprendre qu’il n’existait pas de douches privées dans le bâtiment, qui ne comportait qu’un bain public. J’étais donc un peu apeurée à l’idée de savoir que c’était ma seule solution pour me laver, mais aussi plutôt contente de pouvoir enfin tester le sentô. Le sentô de l’hôtel n’étant composé que d’une seule pièce, on y trouve des plages horaires pour les hommes, et d’autres pour les femmes, on en repère une entre 1h et 2h du matin, qui nous semble parfaite pour notre pudeur et notre appréhension.

L’heure venue, dans notre chambre du 8ème hôtel, nous revêtons donc notre Yukata et nos fantastiques chaussons (les chaussons d’hôtel n’ont pas vraiment de taille, ni de différence entre le pied droit et le pied gauche, il faut s’habituer !), et descendons au niveau du bain public, qui malgré l’heure tardive est déjà occupé par une japonaise.
Nous avons tout de même mis un peu de temps à nous décider. Jusqu’ici à Osaka, les gens se retournent à notre passage, ils nous toisent, et, même si cela n’est pas forcément « méchant » (ils nous saluent, essaient de nous parler), nous nous sentons tout de même comme « l’attraction du coin ». Nous n’avons clairement pas la même morphologie que la plupart des gens que nous croisons, et, quand il faut se rendre au bain public, cela devient gênant.
Après de nombreux essais de motivations, nous entrons finalement pour découvrir le sentô, également muni d’un sauna (que nous ne testerons finalement pas, puisqu’il est déjà 1h30 du matin passée). Le tabouret « taille standard fessier japonais » est plus qu’inconfortable, mais la chaleur ambiante est plutôt agréable, et l’on se retrouve finalement seule devant sa glace, chacun étant occupé à se laver (et ayant retiré mes lunettes, je ne vois de toutes façons pas à plus de 15cm devant moi.).

On ne se sent pas tout à fait à notre place, mais le bain est agréable et relaxant à souhait !

Voilà un petit article pour ne pas dire grande chose, mais c’est tout de même une expérience à tenter si vous allez au Japon… (Mais quitte à tenter cela, essayez plutôt un Onsen !)

Par Moossye

Day 9 : Osaka, Ame-mura, Shin-Sekai.



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Avec 2,6 millions d’habitants, Osaka est la troisième plus grande ville du japon. De Nara, on y accède facilement en train, pour seulement 1h de trajet.

C’est avec un peu de difficultés que nous avons quitté notre petite guesthouse de Nara. Le personnel y été si chaleureux (et le café si bon, bien que très cher), que nous étions un peu tristes de repartir pour un nouveau lieu, à la qualité encore inconnue…

Osaka, nous voilà ! Après avoir déposé nos bagages à l’hôtel (où l’on ne parle que Japonais, où les portes font ma taille… Et surtout, où les bains sont publics.), nous repartons pour un petit quartier d’Osaka : Amerika mura, a.k.a Amemura.
Amemura est le quartier du shopping, et pas n’importe lequel : celui des jeunes branchés. J’en entends déjà certains se dire « C’est bien un truc de meuf ça, gaspiller une journée de voyage pour faire du shopping », et bien détrompez vous, si vous vous voulez vivre une expérience vraiment dépaysante, le shopping à la japonaise est à tester !



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Dès la sortie du métro Shinsaibashi on arrive dans un grand centre commercial : OPA. Nous dépassons sans grande émotion les Marc Jacobs et compagnie, pour nous retrouver de l’autre côté du bâtiment, où les vêtements commencent à piquer les yeux : blouses à cÅ“urs, baskets à clous, collants aux motifs improbables… A chaque nouvelle boutique, nous repérons un article pour lequel nous aimerions repasser : un gilet clouté, un petit blouson Peace Now dont le col se termine par un petit monstre… Nous déambulons longuement parmi chaque boutique, regretta à chaque pas que les photos soient interdites. Cathy essaye repère une robe dans une boutique, la vendeuse l’invite à l’essayer, elle est comme une enfant qui voudrait habiller sa nouvelle poupée, le comble de sa joie est atteint quand elle apprend que nous venons de Paris.

Pour notre pause de midi, nous tentons un Mc Donald’s et son Mc Teriyaki… Pour 280 yens, j’ai trouvé la chose plutôt bonne… Nous reprenons ensuite notre chemin à la recherche de nouveaux magasins à visiter, et nous tombons alors sur une marque que je connais bien, en tant qu’ancienne adolescente fan de gothic lolita : Body Line.
Pour les non initiés, Body Line est une de ces marques qui proposent des vêtements et des accessoires plutôt excentriques, autour du thème des gothic lolita. Au programme, du froufrou, du rose, des dentelles et du kawaii. Je ne sais pas par quelle chance nous sommes arrivées ici, mais les prix étaient vraiment étonnants… Il semblerait que les tailles proposées ne soient pas vraiment au standard japonais… et ça tombe bien, nos corps non plus ! Cerise sur le gateau : mes baskets actuelles indiquent leur taille au format japonais… Je sais même ce que je dois demander au vendeur pour ne pas me tromper d’une pointure. Et c’est ainsi qu’une heure durant, nous nous extasions à propos de tout, sur fond de tubes Disney remixés.
(on vous prévoit quelques photos portées, car j’ai aussi deux robes dans mes sacs, mais cela attendra notre retour à Tokyo.)





Après des heures de marche, nous retournons déposer nos sacs à l’hôtel afin de ressortir plus légères, et d’explorer le quartier dans lequel nous sommes hébergées. Shin Sekai est un quartier populaire situé au pied de la Tsutenkaku Tower. Nous traversons une première arcade, qui semble être vide de tous commerces : la plupart des vitrines sont closes, et ont l’air de l’être définitivement. Seules traces de passage, des cadenas laissés par des couples au fil du temps…

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Nous nous rapprochons de la tour afin de trouver un endroit plus éclairé et plus animé.
En somme, Osaka (ou du moins ce quartier) semble être plus populaire que Tokyo. Mais c’est surtout le comportement de ses habitants qui nous a interpellé : ils semblent un peu moins stressés, un peu moins froids et distants que les tokyoïtes. Ils nous toisent sans détourner le regard, se retournent à notre passage, nous interpellent et tentent de nous parler ou de rire avec nous… Bien qu’éphémère nous avons eu aujourd’hui beaucoup plus de contacts qu’à l’accoutumée.

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Il est donc actuellement minuit, et nous passons le temps, en attendant une heure du matin, la prochaine session du bain public réservé aux femmes… En choisissant cet horaire tardif, nous espérons que l’expérience soit un peu moins éprouvante !

 

Par Moossye
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