Day 8 : Nara.


Nara est une petite ville située à quelques dizaines de kilomètres au Nord de Kyoto, elle est notamment connue pour le Todaiji Temple, qui abrite une statue de Bouddha de 18 mètres de haut, mais également pour son parc, où vivent en liberté des centaines de daims, habitués à la présence humaine.
Ce matin, nous avons donc quitté définitivement Kyoto, non sans un pincement au cÅ“ur : 3 jours, surtout sous cette chaleur écrasante, c’est vraiment peu… Cela nous conforte dans notre idée de rester le plus longtemps possible à Tokyo, afin de parcourir la ville, ses quartiers, mais surtout ses ruelles, ses buildings…
Arrivées à Nara, nous hésitons sur la rue à emprunter pour retrouver notre auberge, nous sortons la carte fournie par l’auberge (il faut que vous voyez ça, voici la carte en question : clic [pdf] ), et nous restons concentrées un moment sur cette dernière… C’est alors qu’un cycliste japonais fait son apparition : il ne parle pas anglais mais a bien compris que nous cherchions une guesthouse sensée se situer au niveau des traces de pas d’ »Helper-san » : il nous indique alors que nous sommes sur le bon chemin, et que l’auberge sera sur notre droite dans quelques centaines de mètres.
Nous marchons alors sous ce soleil de plomb pendant quelques minutes, lorsque nous sommes surprises par une voix qui semble nous interpeller : notre cycliste a fait demi tour et revient vers nous : se serait il trompé dans ses indications ? Il nous dépasse alors, tout en pointant du doigt le côté droit de la route. Il continue, et s’arrête à côté de ce qui semble être notre auberge. Il descend de son vélo. Entre dans l’auberge : notre cycliste inconnu est allé jusqu’à prévenir le personnel de l’auberge de notre arrivée imminente (nous sommes lentes, il fait déjà 35°, et nos sacs commencent à être lourds de souvenirs), qui nous attend désormais à la porte.

Ah, le joli paradoxe : il y a une semaine, je manquais de tomber dans les escaliers du métro avec une valise de 20kg, pendant que les passants s’arrêtaient pour nous regarder, sans nous aider, et aujourd’hui, on me propose une aide tellement importante que je me sens presque considérée comme une enfant un peu bête…

Bref, l’arrivée à l’auberge (UGAYA guesthouse) nous réserve une agréable surprise, elle est propre, cosy, jolie, le personnel est agréable, et notre dortoir, de seulement 4 lits est très confortable.

Nous quittons donc notre QG d’une nuit pour rejoindre le parc de Nara, à la rencontre des daims, et nous allons être servies ! Ils sont effectivement tous en liberté, à l’affût de la moindre nourriture : de nombreux stands vendent une dizaine de gâteaux pour 150 yens, parfait pour attirer la bête à l’écart pour une photo sans trop de touristes, mais gare à celui qui n’est pas suffisamment discret : on se retrouve vite à recevoir des coups de bois de 5 daims différents qui, eux aussi, aimeraient bien qu’on les nourrisse…
Détail assez paradoxal : la ville construit sa réputation touristique entre autre, sur cette attraction, ces gentils animaux vivants et mignons que les enfants craignent et adorent… Mais quelques mètres plus bas, dans la boutique de souvenirs, on peut aussi acheter des peaux de daims et des bois. Yummy.



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Après une séparation déchirante (en voulant goûter ma robe, un daim m’a grignoté le gras de la hanche.) nous avons enfin pu continuer notre chemin vers le fameux Todaiji Temple.



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Sur le chemin du retour, nous avons croisé la route d’un vrai supermarché (et non pas d’un conbini) où nous avons fait une véritable razzia pour un festin… Il faut juste apprendre à ne pas avoir envie de fruits frais : 10€ les 500gr de prunes, 4€ les trois tomates…
Arrivées à l’auberge, quelqu’un entre dans notre chambre, sans frapper, pousse mon sac d’un coup de pied, et ressort par une autre porte… C’est avec cet événement que nous découvrons que le dortoir « Girls Only » doit être traversé pour accéder à une chambre privée. Fantastique. D’autant plus que l’énergumène en question se repointe au bout de 5min et nous sort, dans un anglais vulgaire « Les filles, si vous étiez nues, je passerais plus souvent ». Le tout à 1m de sa compagne, enceinte jusqu’aux dents (à moins que ce soit un excès de bière Asahi, mais j’ai du mal à y croire.). Avec Cathy, nous réfléchissons encore à une vengeance envers cet abruti qui semble espérer une surprise à chaque fois qu’il ouvre notre porte…
A chaque guesthouse son lot d’événements bizarres.
Après une balade infructueuse dans la soirée (Nara la nuit, c’est mort, il n’y a que la rue principale où des poteaux diffusent de la musique pour un auditoire inexistant.), nous nous installons dans la pièce commune pour le repas, deux japonais tentent un violent massage à coup de bouteille d’eau et de position bizarres pour se remettre la colonne en place, tandis qu’un autre, en yukata, joue d’un instrument traditionnel, filmé et photographié par deux japonaises qui s’exclament… Le tout dans 15m²…

Voilà donc pour Nara, demain, nous nous attaquons à Osaka… En attendant, je vous laisse avec une série de photo de ma rencontre avec mes amis les daims ! (Cher lecteur, les marques que tu verras sur mes jambes, ce sont des piqures de moustiques japonais.)
PS : vous vous doutez bien que toutes les photos où j’apparais sont prises par Cathy ;)



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Une dernière pour la route ?

 

Par Moossye

Night 7 : Gion.

Une balade nocturne dans Gion, à la découverte du quartier et à la recherche de geishas… Nous en avons croisé une dans un taxi, au détour d’une rue, elle était belle, mais pas de photos à vous montrer…
Après cette balade, nous avons cherché désespérément des WC dans tout le quartier, c’est ainsi que nous sommes entrées par hasard dans le Yasaka-jinja, un grand temple du quartier de Gion, entièrement illuminé pour le matsuri…
Je vous laisse avec une sélection de photographies, les autres sont à découvrir sur mon album FlickR




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Par Moossye

Day 7 : Kiyomizudera.


Il est 8h quand le réveil sonne ce matin, et cela fait déjà 4h que le soleil est dans les parages.
C’est donc à 10h, sous 37°, que nous prenons le bus (One Day Pass, kudasai), en direction de Kiyomizu-dera, un complexe de temples bouddhiques dont fait partie Otowasan Kiyomizudera, temple connu pour sa vaste terrasse de bois montée sur pilotis, qui donne une vue sur tout Kyoto et les environs.



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A notre arrivée, nous découvrons de nombreuses petites boutiques d’artisanat, où certaines proposent des objets réalisés et peints à la main. Émerveillées par les petits Maneki Neko en vitrine, nous décidons d’entrer dans l’une d’elle, qui nous parait plus que prometteuse. Après nous avoir saluée, la commerçante nous observe quelques secondes avant de nous interpeller, dans un Japonais que nous ne comprenions pas : elle tend un stick blanc et bleu, et montre mes jambes, se lève, s’agenouille devant moi et commence à appliquer ce stick sur chacune de mes piqures. Plutôt gênée, j’étais surtout soulagée par la fraicheur du produit. Il faut dire qu’actuellement, nous occupons un dortoir où il est difficile de se protéger contre les moustiques car on ne peut pas contrôler l’ouverture des fenêtres la nuit… Mes jambes ressemblent donc à cela. (et mes pompes sont belles, on est d’accord.).
Après 20 minutes à chercher une statuette à la fois jolie et dans mes prix, j’ai enfin jeté mon dévolu sur un tout petit Maneki Neko… Après quelques zigzags de boutiques en boutiques, nous arrivons donc à l’entrée du Kyomizudera.



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Une jeune japonaise vient alors à notre rencontre, nous demandant si nous parlons anglais. Étonnées que l’on nous aborde, d’autant plus en anglais, nous nous regardons, hébétées, avant d’acquiescer. La demoiselle s’appelle Kayoko, elle étudie l’anglais à l’université de Kyoto, et se propose comme guide bénévole afin d’améliorer son anglais. Ravies de pouvoir enfin apprendre quelque chose de la culture nippone que nous n’aurons pas sorti d’un guide, nous acceptons la balade et nous mettons toutes trois en route.
J’ai donc pris assez peu de photos, cependant, j’étais vraiment heureuse d’avoir enfin des explications sur ce que je voyais, et d’obtenir une réponse à une question capitale : pourquoi la plupart des statues sont parées de de ce qui semble être des bavoirs, et parfois de bonnets ? Il y a donc bien un rapport avec les enfants, dont les statues (Jizô Bosatsu) représentent en quelque sorte les « gardiens » : lorsque des parents perdent un enfant, ils viennent alors habiller une statue afin que Jizô protège leur enfant dans l’au-delà. (Pour plus d’explications, je vous renvoie à la légende Sai no Kawara).



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Un peu plus loin, nous croisons une sorte de pique en fonte, que semble très lourde : les garçons s’agglutinent autour, se font prendre en photo, essayant de la soulever, Kayoko nous explique que si un jeune homme parvient à soulever cet énorme morceau de fonte (environ 115 kg), il connaitra plus de succès en amour.



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Décidément riche en anecdotes sur l’amour, nous croisons le Jishu-Jinja, temple dédié au dieu de l’amour et des rencontres : à l’entrée se trouvent deux pierres distantes de 18 mètres : la coutume veut que l’on tente de rejoindre la pierre opposée en fermant les yeux : si l’on y parvient, une rencontre amoureuse ne devrait pas tarder, si quelqu’un nous vient en aide pour rejoindre l’autre pierre, c’est qu’il nous faudra un intermédiaire. Comme dans tout temple, on peut également déposer sa petite tablette pour réaliser son souhait.



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Arrivées au niveau de la fameuse terrasse d’Otowasan, Kayoko nous explique que durant la période Edo, il était coutume de se jeter de cette terrasse (qui donne sur une végétation abondante, 13 mètres plus bas) : si l’on survivait au saut, le vÅ“u se réalisait. (Après un rapide coup d’Å“il sur Wikipédia, il y a effectivement un taux de 85% de survie.). Nous nous sentons moyennement attirées par la coutume et restons bien sur nos pieds pour continuer notre route (inutile de vous préciser que la coutume est désormais interdite !).



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En contrebas d’Otowasan se trouvent les sources Otowa-no-taki. Divisées en trois petites cascades, elles sont sensées apporter respectivement réussite professionnelle, beauté et santé, au visiteur de choisir laquelle il boira, mais attention : s’y abreuver deux fois ou choisir deux sources lors de la visite annule l’effet de la première.
Ceux qui me connaissent un minimum auront deviné que c’est vers la source de bonne santé que je me suis tournée !



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Après toutes ces petites découvertes, nous avons fini par nous séparer, non sans quelques photos…



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Direction Gion, ensuite, sous un soleil de plus en plus difficile à supporter. Nous avons avisé un fast food à la japonaise (une grande table ovale, des tabourets de bars, du thé vert glacé, et de grosses machines électroniques, comme des distributeurs, où l’on commande et paye son plat, qu’une serveuse vient ensuite nous apporter.) et commandé des plats plutôt bons, et surtout bon marché… J’ai cependant été très bête de commander des Udons : les manger à l’aide de baguettes devant 10 japonais fût une expérience honteuse…
Le soleil étant vraiment trop fort et la peur de l’insolation de plus en plus présente, nous sommes rentrées nous mettre au frais à l’auberge, attendant une heure plus clémente pour ressortir dans Gion (One Day Pass, je vous l’ai dit.).

 
A suivre, la tombée de la nuit à Gion…
Par Moossye

Day 6 : Fushimi Inari Taisha.


A deux kilomètres du centre de Kyoto se situe le Fushimi Inari Taisha, le plus grand sanctuaire dédié à Inari, Kami Shinto des céréales, et plus particulièrement du riz. Il a été construit au 8ème siècle, et il est notamment célèbre pour les milliers de Torii qui jalonnent le chemin jusqu’au sanctuaire.
Nous avons donc passer quelques heures à arpenter les chemins, sous les torii (et les moustiques), impressionnées par ces japonaises qui grimpaient deux fois plus vite que nous, chaussées de talons hauts…

Cette fois, j’ai tenté la vidéo, cependant, n’ayant pas de pied, et devant éviter les touristes tout en me déplaçant, la qualité reste assez médiocre, voyez par vous même :

 



Pas grand chose à vous raconter aujourd’hui, nous essayons de nous reposer un peu pour une journée assez chargée demain (la dernière à Kyoto), j’espère revenir avec plus de photos et d’anecdotes dès demain… Je vous laisse tout de même avec quelques photos…



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Par Moossye

Night 5 : Gion Matsuri.

Un matsuri, c’est un festival de quartier. Du 1er au 31 juillet se déroule l’un des plus gros matsuris du Japon : celui de Gion, à Kyoto (le quartier des Geishas). Tous le mois est rythmé par différentes festivités, notamment celles de la soirée du 16 où se déroule le festival Yoiyama (comme le 14 et le 15) : une partie du centre de Kyoto (pas vraiment Gion, mais juste un peu à l’ouest, de l’autre côté de la rivière Kamo) est entièrement piétonne : tout le monde s’y ballade (souvent en Yukata), pour aller d’un stand à un autre, prendre des photos, mais surtout admirer les chars qui défileront le lendemain matin pour le Yamaboko, un défilé d’une trentaine de chars.

 
Comme d’habitude, des photos, avec un set complet sur FlickR :




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Par Moossye

Day 5 : Kyoto (Nijo Castle, Pavillon d’Or et Daitokuji Temple).



 

Hier soir, nous avons donc trainé nos sacs jusqu’au centre de Shinjuku afin de prendre un bus de nuit jusqu’à Kyoto. A cause de mon défaut de toujours vouloir être en avance, nous avons eu beaucoup d’attente, mais avons été les premières à se présenter au chek-in : récompense, nous étions au premier étage de bus, au premier rang, juste devant le pare brise.
C’est ainsi que, les pieds en compote et les épaules sciées par nos sacs, nous avons pris place dans un bus, qui, une fois de plus, nous a bien fait comprendre que les standards d’ici n’étaient pas fait pour nos corps : les japonaises du rang de droite étaient ravie de pouvoir allonger la totalité de leurs jambes à l’avant du bus, tandis que nous étions encore en train de nous tordre dans tous les sens pour installer nos jambes, bien repliées. (Il faut vraiment que je vous fasse un listing des choses qui vous rappellent qu’ici, votre taille n’est pas « standard ».)

Cependant, ne nous plaignons pas, un aller simple en Shinkansen nous aurait coûté environ 12 000 yens, alors que ce voyage-ci ne demandait que 3500 yens, soit un peu plus de 30€, avec l’opportunité d’être entouré uniquement de Japonais… Ce qui peut parfois être un problème puisque rien n’est traduit durant le voyage, pas même les pauses, leur durée, leur raison… (Suivre une japonaise qui sort des toilettes pour retrouver mon bus, c’est ma passion.)

Nous sommes donc arrivées à Kyoto un peu avant 6h du matin. Comme je vous le disais, le soleil se lève à 4h, c’est donc sous une chaleur déjà importante que nous avons commencé notre périple, à pied, vers l’auberge.
Grave erreur.
3km à pied, après une nuit blanche, sous la chaleur, avec deux sacs lourds, ça n’est pas une bonne idée. (C’est la leçon du jour.). Heureusement, un Mc Donalds trainait dans le coin, et c’est ainsi que nous avons pu découvrir l’un des meilleurs plats du fast food : les « Petit Pancakes Pomme et Crème » : de tous petits pancakes de la taille d’un blini, recouvert de crème vanillée et de marmelade à la pomme, ça vous console une touriste.
Une fois arrivées, nous avons bien évidemment demandé à prendre une douche si l’on pouvait utiliser le Wifi (puis, au bout d’une heure on a pris une douche, rassurez vous), profitant ainsi du petit déjeuner gratuit de l’auberge, composé de brioche, de confiture, de thé et de café, mais aussi de jus de pomme et d’une citronnade aux feuilles de menthe… Le dortoir est grand (mais propre), l’intimité assez inexistante, mais le petit déjeuner est vraiment royal.

A peine remises de notre aventure, nous avons commencé proche : le Nijo Castle, à 300m de l’auberge.
[mode guide on] La visite de ce château, qui a vu le jour au 17ème siècle, nous a laissé un sentiment d’inachevé : les espaces verts étaient très agréables (bien que le soleil soit à la limite du supportable), mais l’intérieur du château est si balisé, si ponctué d’ordres et d’interdits que cela vient presque gâcher la vue.

Après un rapide détour par l’auberge, nous retenons donc les deux leçons du jour : « la crème solaire, tu n’oublieras point », et « le Bus One Day Pass à 500 yens est ton ami ». C’est donc dans un City Bus (encore une fois sans aucun touriste à part nous, on est chanceux au vu de la foule.) que nous nous rendons au Daitokuji Temple, et son dédale de petits jardins et de temples… face auxquels nous sommes restées muettes : la plupart des allées et des temples étaient fermés, nous avions vraiment du mal à nous orienter… Cependant, un visiteur inattendu a fait irruption.

 


 
Après une petite course au lapin donc, nous avons essayé de remonter le flots de touristes qui semblaient revenir d’un endroit qu’ils avaient particulièrement apprécié : nous voici donc au Daisen-In Temple, célèbre pour son jardin Zen entièrement fait de roches. Vous commencez peut être à trouver que j’exagère, mais la visite était assez décevante : en 5 minutes nous avions fait le tour. Une salle nous intéressait particulièrement, où un guide était en train de donner des explications à un couple de Japonais, cependant, une fois ce couple parti, il ne restait que des étrangers, et la salle a était fermée aussitôt, sans que nous puissions nous y attarder.

 


 


 
Déçues, nous avons donc erré encore un peu parmi les allées, jusqu’à entendre des cris au loin. Des cris répétitifs, et très rythmés, venant d’une foule. Les allées étant vides, nous nous sommes dit que, peut être, l’animation se concentrait là bas autour d’un événement particulier. C’est donc après avoir traversé un très long chemin que nous sommes arrivés devant…
un…
court de tennis.
Non mais sans blague, je n’ai jamais vu autant d’adolescents jouer au tennis de manière aussi militaire. Hilares, mais aussi honteuses, nous étions prêtes à rebrousser chemin lorsqu’un Tori a attiré notre attention : ô joie, enfin un temple ouvert, bienvenue à Imamiya Jinja.

 


 
Cathy-chan en a profité pour virer Shinto, faire un vÅ“u et acheter une jolie tablette votive (une petite tablette où l’on écrit son vÅ“u puis que l’on dépose près du temple). Pendant que je pleurais la lourdeur du temps et le décès imminent de mes deux jambes, accompagnée par un grondement de tonnerre de plus en plus menaçant.

 


 


 


 
Qu’importe le temps, nous avions un One Day Pass, et surtout l’idée fixe d’aller voir le Pavillon d’Or (Kinkakuji), c’est donc sous un ciel gris et harcelées par les moustiques que nous avons obtenu notre précieux sésame (un grand ticket d’entrée qui est en fait une calligraphie) pour accéder au Kinkakuji, aidée par deux japonaises qui avaient remarqué que nous étions quelque peu perdues. La vue est vraiment magnifique, malgré le ciel gris, et la couleur du Kinkakuji est si étonnante que le temple en devient irréel.

 


 


 


 


(par terre, ce sont des pièces de 1, 10 et 50 yens, lancées au milieu des statuettes pour atteindre une soucoupe… Mes talents de basketteuse m’ont été utiles !)

 
J’ai moi aussi fait une reconversion Shinto, et me voilà donc à demander au temple « Tablet Neko Kudmasai », pour qu’après quelques répétitions, le commerçant me réponde dans un parfait anglais « It’s a dog »… No comment. Ma tablette reste jolie.

 


 
Retour à l’auberge donc, les pieds et le dos en compote, à suivre !
En attendant, et comme d’habitude, les photos restantes sont sur FlickR !

 
Par Moossye
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