















Comme d’habitude, pour la totalité des photos (35 nouvelles), c’est sur ma page FlickR.








Ici à Tokyo, il est 1h30, et c’est un long périple qui vient enfin de prendre fin pour Cathy et moi. Le départ s’est bien déroulé, malgré toute la tristesse de laisser celui qu’on aime à 10 000km de soi. Moi qui suis une phobique de l’avion, je n’ai pas si mal vécu le vol à escale qui nous relie à Narita, en passant par Copenhague.
D’ailleurs, à Copenhague déjà , premier dépaysement : parmi toute cette foule de touriste en bermuda, on voit passer un vieil homme en yukata, qui agite son éventail devant l’écran des départs… Le repas à bord était un joyeux mélange de style : poulet à la méditerranéenne, purée et ratatouille, accompagnés de thé Oolong, thé Macha, suivis d’un black coffee, ou, d’un black tea ! J’ai passé mes 11h d’avion assise à côté d’un japonais aux petits soins, qui, après m’avoir porté ma valise, appelée une serveuse pour du thé, ramassé mes morceaux de papier, sursautait presque au moindre de mes gestes, de peur d’être la cause de ma gêne… Je n’osais même plus bouger !
Les premiers pas à Narita ont été assez difficiles pour mon sens de l’orientation, mais je suis tout de même fière d’avoir réussi à prendre tous nos trains sans jamais nous tromper de ligne, de sens ou de quai ! D’ailleurs, le Keisei Limited Express met 1h30 à arriver dans Tokyo, alors j’en ai profité pour faire quelques vidéos…
Ce sont les premières images que j’ai eu du Japon, ce qui m’a marquée, c’est cette apparente ressemblance avec nos paysages, qui montre en fait, par des tonnes de petits détails, que rien n’est pareil : le style des maisons, leurs matériaux, les herbes folles, les bosquets qu’on laisse pousser, les plantes tropicales…
Bref, une fois ce petit voyage nous sommes donc arrivées aux bureaux de Yadoya Guesthouse, qui nous a présenté notre nouveau lieu de vie pour les prochains 50 jours… immonde. Je vous passe les détails, mais c’était sale, mal entretenu, malsain : 12m² pour 5 personnes avec une cuisine dans la chambre…
Notre première journée s’est donc résumée à la recherche d’un nouveau lieu de vie, qui ne gâche pas tout notre séjour. Nous avons donc filé à Shinjuku, au bureau de Sakura House, pour trouver un grand appartement partagé par 5 personnes, où nous pouvions avoir une chambre pour deux, accompagnée d’une terrasse plus que sympa :
Cependant, la visite d’une cafard pendant la soirée nous a replongée dans un état d’esprit assez mitigé, auquel vient s’ajouter la prise de conscience du syndrome « Lost In Translation » et de sa réalité : malgré notre bon niveau en anglais, personne ne nous comprend, et les rares anglophones ont un accent indéchiffrable qui rend la conversation sinon impossible, au moins très laborieuse.
La circulation en métro (le métro est très bavard à Tokyo, mais uniquement en Japonais), ou encore les conbinis qui vendent de la nourriture inconnue ne sont que des petits exemples de cette impression d’être dans un pays ou tout nous échappe.
Autre remarque que je développerais surement plus tard : la ville le jour n’a rien à voir à celle de la nuit. Même les silhouettes de la ville sont différentes….