Day 44 : Mardi, c’est gastronomie. (Tsukiji Market, Asakusa.)


5h50 : le réveil sonne. Le soleil est levé depuis plus d’une heure, et les 30 degrés sont déjà dépassés…
Quelques dizaines de minutes plus tard, et après être sortie en débardeur/leggings en oubliant de mettre une robe, nous filons vers le marché de Tsukiji, le fameux marché aux poissons, connu pour son immensité. Mais aujourd’hui, nous ne sommes pas là uniquement pour les photos et l’ambiance du lieu : c’est avant tout nos papilles qui nous ont dicté un réveil aussi matinal.
Ce que nous cherchons à Tsukiji, c’est… Daiwa Sushi !
Réputé pour être « le » meilleur restaurant de Sushis, des gourmets (et des chefs) du monde entier se bousculent dans cette toute petite échoppe (deux restaurants de 8 places chacun.), et font la queue, parfois deux heures durant, afin de goûter aux merveilles des chefs.



Nous commençons donc par visiter le marché extérieur de Tsukiji, avant de nous risquer à entrer dans le ventre de la bête : malgré tous les guides vous indiquant que le marché est autorisé aux touristes, la horde de camions et de petits véhicules vous fait hésiter plus d’une fois…



Nous passons plus de temps à veiller à ce que nos chemins ne croisent pas ceux des conducteurs fous, mais bien heureusement nous gagnons vite les petites ruelles bordées de restaurants… où s’entassent encore ces petits véhicules !
La troisième ruelle est la bonne : il est à peine 8h du matin, et la file d’attente devant Daiwa Sushi n’est pas si affreuse : seulement 12 personnes devant nous… En moins de vingt minutes nous pouvons donc enfin pénétrer le paradis du sushi.
Deux choix s’offrent à vous : commander le (et pas la paire) sushi à la carte, allant de 100 yens à plus de 1000 yens la pièce, ou commander le set du chef à 3500 yens, composé d’une soupe miso, de 6 makis et de 8 sushis… J’ai craqué pour cette version.
A aucun moment je n’ai regretté mes 3500 yens (32€) : la soupe miso déjà, à mille lieues de ce que l’on peut goûter dans d’autres restaurants, beaucoup plus parfumée, plus onctueuse, et préparée avec de petits fruits de mer. (merci Cathy pour les photos dans le resto !)



Puis viennent les sushis et les makis.
Comme nous sommes au marché de Tsukiji, le poisson utilisé a été pêché il y a très peu de temps. Et pour garantir encore plus de fraicheur, le chef ne vous prépare les pièces que deux par deux, et attend que vous les ayez englouties avant d’en repréparer.
Se succèdent alors des makis aux Å“ufs de saumon, de l’anguille grillée, de l’oursin, du thon, de la crevette, et des poissons que je n’ai pas reconnu. Une seule certitude : un délice. Le riz est merveilleusement préparé, et même si le wasabi était un peu trop fort pour moi, le poisson restait… unique. Je n’ai jamais mangé une pièce de poisson cru aussi fraîche, qui fond dans la bouche. L’orgasme pour tes papilles (… un peu devenue ma réplique depuis que je suis au Japon.).



Mon voisin italien, bien que très sympathique, m’horripile un peu : pour payer moins cher, il a commandé des makis, qu’il dépiaute en direct, devant le chef, pour ne manger que le poisson… DES BAFFES.
Repue, mais souffrant également d’un très gros mal de dos, je ne m’éternise pas trop après ce petit déjeuner très particulier… Nous rentrons rapidement chez nous finir notre nuit (… regarder Nobody Knows pour moi, et commencer à préparer ma valise…), pour ressortir en fin d’après midi.

Direction Asakusa ! Nakamise dori est remplie de boutiques de Maneki Neko, et je n’en ai pas acheté un seul pour moi… Une fois la bête trouvée et emballée, nous parcourons les petites ruelles plus calmes pour nous rendre à un magasin de glaces déjà testé : le parfum potiron me hante, je VEUX le goûter.
… Hé bien non, c’est fermé !
Un peu tristes, nous nous baladons le long des arcades, pour bifurquer sur Orange Street, et tomber sur une petite pâtisserie proposant de glaces de couleur mauve… Nous regardons cela de plus près : victoire ! C’est bien une glace à la patate douce japonaise, donc le goût se rapproche un peu de celui de la crème de châtaigne, en somme un délice… Le temps de déguster notre glace sur le petit banc du magasin, nous comprenons qu’il s’agit d’une pâtisserie entièrement dédiée à la patate douce… Le jour 44 sera sous la signe de la gourmandise !



Nous repartons donc avec :
Une boisson : je n’ai pas réussi à prendre une photo qui puisse rendre compte de la couleur, d’un violet vif. Après concertation avec Cathy, nous en sommes arrivées à la conclusion que ce jus de patate douce avait un goût entre le jus d’orange et de litchi, beaucoup plus doux, absolument pas acide, et moins sucré.



Des morceaux de patate douce : en voyant le caramel nous craignons le goût, car celui ci semble se rapprocher du caramel dans lequel on nappe les dango mochi… qui est salé, avec de la sauce soja. Il n’en est rien, celui ci est un vrai caramel avec des graines de sésame, et toute la peau de la patate douce est caramélisé, un peu comme une pomme d’amour. C’est farineux, mais très bon.



Une sorte de « barquette » : Un peu décevant, je m’attendais à une base de tarte avec de la crème, mais c’est en fait une sorte de gâteau, moelleux mais très compact, à base de patate douce et de vanille… Le goût et la texture sont bons, mais c’est un peu trop farineux : ça cale trop !

Et un gâteau, en test demain…

 
Par Moossye

Day 43 : Ikebukuro, Sega Center et Shinjuku.

Avant de vous raconter mon 43ème jour, il faut que je revienne sur la soirée d’hier… Peu de choses à raconter sur mon blog, quelques heures devant moi avant d’aller dormir : première soirée film depuis mon arrivée à Tokyo. Totoro errait dans mes pensées, et à l’idée de le regarder, je ne pouvais déjà plu m’empêcher de chantonner le thème…
Et bien regarder Mon voisin Totoro à l’approche d’un départ, après avoir vécu presque 2 mois à Tokyo, c’est vraiment émouvant. Jusqu’ici, les films de Miyazaki, c’était pour moi de l’ordre de l’imaginaire… De jolis paysages que l’on pouvait se construire en rêve, en mêlant un peu de réalité et beaucoup d’imagination… Quel choc de découvrir des paysages ressemblant à ceux aperçus en prenant la Keisei entre Tokyo et Narita. Le son des grillons, exactement le même que celui qui me surprend et me berce depuis mon arrivée. Toute cette verdure qui pousse un peu partout, l’ambiance de l’été, le chant des oiseaux… Jusqu’au lustre de Satsuki et Mei, le même que celui qui est suspendu au plafond de notre chambre.
Une certitude, les films de Miyazaki apporteront deux fois plus de larmes dans mes yeux… Et beaucoup de souvenirs aussi, bien évidement…

C’est donc avec cet état d’esprit un brin nostalgique que je me dirige aujourd’hui vers Ikebukuro… Le soleil et la chaleur étant encore aujourd’hui très fort, nous nous réfugions rapidement au frais de Sunshine City… Où, au niveau B1, nous tombons sur la boutique « Moe Garden », qui expose de nombreux goodies Totoro… Je fond littéralement et je sens mon cÅ“ur se serrer lorsque je croise la vaisselle Totoro, peinte de toutes les couleurs, ornées de tous les personnages tant aimés… Chaque pièce est sublime, mais aussi hors de prix (6 000 yens l’assiette.)… Je me contente donc de souvenirs en harmonie avec mon budget, avec une petite figurine du nekobus, et surtout, une broche noiraude.



Après la dégustation d’un Bubble Tea « Maple milk » (Lait et Sirop d’érable, un délice), nous accélérons la visite, ayant peu de temps, et un Sega center à trouver… Mais en passant devant le magasin Loft, que nous n’avions toujours pas testé, nous nous égarons quelques minutes… Et j’y trouve des cahiers kitschissimes et très bon marché…



Vite, le Sega Center ! Pourquoi tant d’enthousiasme ? Pas tant pour les jeux vidéo, ma comparse ne les appréciant pas tant que ça, c’est beaucoup moins drôle toute seule, mais, ce qui nous met d’accord depuis le début du séjour, ce sont les purikuras. Et il se trouve qu’au Sega Center d’Ikebukuro, deux étages leur sont réservés, et, vous pouvez emprunter gratuitement des costumes pour immortaliser vos cosplay par un purikura !
Le catalogue n’est pas très fourni mais on trouve quand même l’essentiel : quelques déguisement, des costumes d’écolières, des robes de sweet lolita, de gothic lolita… Là où cela devient moins drôle, c’est que tous les costumes sont en taille M japonaise, sauf 4…. Ce qui restreint considérablement mon choix. Tant pis, un costume d’écolière me rend toute contente !
On commence donc sagement…



Puis une fois une planche de photos « assurées », on ose un peu plus les fonds colorés et la customisation des photos…



Et ensuite, cela devient vraiment n’importe quoi.





Nous filons rapidement à Shinjuku, après un détour par notre appart pour cause d’entretien de tatouage, nous avons rendez vous avec la jolie Kaori, une amie de Cathy, qui nous offre gentiment un maple cake (c’est ma journée Sirop d’érable) et un iced tea. Kaori n’a pas beaucoup de temps, mais nous ne sommes pas loin d’un game center Taito… alors… bref, vous avez compris…



Day 43, le jour des purikuras et du sirop d’érable.

 
Par Moossye

Day 42 : Yoyogi, Harajuku, expo.

Petite balade dans le parc de Yoyogi pour aujourd’hui, mais en passant par le haut du parc, cette fois. Arrivées à la station Yoyogi, nous trouvons aisément la sortie, mais une fois à l’extérieur, aucun panneau ni plan ne nous indique comment nous rendre au parc… Un peu au hasard, nous tentons de descendre la rue « qui affiche le plus de verdure »… C’est peine perdue, les 300 m que nous devions parcourir sont déjà avalés et nous sommes toujours entourées de béton…
Cathy s’approche alors d’une vieille dame qui sort d’un super marché pour lui demander son aide… Peu sûre d’elle, après nous avoir fourni plusieurs explications, elle rentre à nouveau dans le super marché, puis va chercher une vendeuse… Qui elle même, n’est pas vraiment sûre du chemin, et va donc chercher une carte, avec laquelle la vieille dame nous décris tous les chemins, et toutes les stations… A la conversation vient s’ajouter un jeune japonais parlant quelque mots d’anglais… De toute cette agitation, je ressors avec une certitude : c’est vers la gauche. Mais nous ressortons aussi avec cette vieille dame, qui décidément, craint que nous nous perdions… « Ã§a va aller ? », « mais il fait faut aujourd’hui, vous êtes sur, ça va aller ? », elle fini même par prendre le bras de Cathy pendant qu’elle lui parle, contact physique étonnamment rare par ici…
Un peu plus loin, un expat’ américain affairé à descendre ses poubelles nous voit débouler dans sa ruelle « hey guys, are you lost ? »… « You’re getting closer », ouf ! Grâce aux quelques explications de ce bonhomme tout rayonnant et tout souriant, nous arrivons enfin au parc Yoyogi !

Après une marche d’environ 2km, nous arrivons à Harajuku, quartier que nous commençons à bien connaître ! Dimanche, Takeshita dori accueille une foule plus que compacte, et c’est sous une chaleur de plomb que je décide de continuer cette « dernière balade à Harajuku » seule, Cathy préférant rentrer.
Encore quelques boutiques, sans rien acheter de conséquent, mais plutôt pour le plaisir des yeux… Closet Child et Bodyline, pour traquer les Gothic Lolita qui ont fuit le pont et préfèrent se réfugier sous la climatisation… Laforet, pour pleurer devant HellCatPunk et les Gothic Lolita Bible de la librairie… Meiji Dori, le temps de savourer le Dr Pepper acheté au distributeur, en regardant le flot ininterrompus de piétons…
Direction ensuite VACANT, un espace d’exposition, pour un hommage à Gunpei Yokoi, dont je parle dans cet article.
Et sur le retour, quelques dernières photos de ce quartier que j’aurais tant aimé… Cette dernière petite phrase s’écrit avec des larmes dans le clavier…





 

Par Moossye
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