Day 36 : Palais Impérial (fail), Yanaka et… un chalet suisse.


Aujourd’hui, (vous avez vu comment chacun de mes articles commence comme les VDM ?), la météo indique aux alentours de 37°, avec un soleil bien présent et une humidité au taux élevé… Nous décidons tout de même de nous rendre dans les jardin du palais impérial.
Nous commençons par le jardin extérieur, puis avisons un panneau qui indique un autre jardin (eastern gardens)… Nous nous dirigeons donc vers l’est, sous un soleil de plomb… Et c’est à ce moment là que vous comprenez ce que Roland Barthes nomme le centre-vide.
Au loin, de grandes artères aux trottoirs vides de boutiques ou d’habitations, pas un building, et donc, pas une ombre, juste un grand espace vide, peuplé par le goudron, les douves et les arbres.





Arrivées aux jardins est, nous avons du faire face à une petite déconvenue puisque, comme de nombreux jardins, ceux ci étaient fermés le lundi… C’est donc avec une certaine hâte de retrouver la climatisation que nous reprenons le métro jusqu’à Nishi Nppori.
(Climatisation, mais surtout ombre devenaient deux choses indispensables, lorsque j’ai découvert les marques sur mes jambes après à peine 15 minutes de soleil…)
Entre Nishi Nippori, Nippori et Sendagi se situe le petit quartier de Yanaka. C’est un quartier un peu désuet, qui offre une atmosphère bien différente des rues aux grands buildings. On peut y accéder via la gare JR de Nishi Nippori, en gravissant un grand escalier qui vous mène dans un parc, succédé par un temple.

La première chose qui vous frappe est le silence qui y règne. Comme si, même les grillons n’osaient pas déranger les habitants… Quelques mètres au dessus de l’agitation, on n’y entend plus un bruit, on chuchoterait presque dans les ruelles. Il faut dire que la chaleur ambiante n’invite pas vraiment aux ballades.

Au détour d’une ruelle, nous croisons une étrange maisonnette, couverte de drapeaux suisses. Nous nous approchons et découvrons un « véritable » petit chalet suisse, qui propose un café au rez de chaussée, et une école au premier étage, qui dispense des cours de français, d’anglais, d’allemand et d’italien.
Après quelques photos, une japonaise vient nous dire que le café est aujourd’hui fermé, mais que nous pouvons rentrer pour profiter du petit jardin. Au bout de quelques pas, le propriétaire des lieux, un européen, nous propose un verre d’eau… Nous en profitons pour demander à remplir notre bouteille d’eau, dont nous avions vidé le litre en quelques minutes.
Nous entrons donc dans cette étrange construction, qui reprend vraiment la décoration d’un chalet. Le propriétaire est suisse, il parle français, et vit à Tokyo depuis 1984… Nous nous posons alors pour une petite demie heure de discussion…



Retour dans les ruelles, le soleil commence à décliner, et même à se coucher, l’air devient enfin respirable… Direction Yanaka-Ginza, petite rue commerçante, où de nombreux magasins sont fermés en raison des fêtes d’O-bon.



Nous croisons une épicerie iranienne, où la commerçante nous propose d’entrer : à l’intérieur, celui qui semble être le propriétaire nous accueille d’un « Welcome, you’re not in Japan anymore » : Tentures, tapisseries, couleurs chaudes et satinées, poufs et tapis au sol, chichas… Effectivement nous sommes ailleurs ! Nous n’avons pas le temps de trop nous attarder, mais il y a des danses orientales chaque soir vers 20h, nous notons donc son emplacement…











Nous descendons tranquillement l’avenue jusqu’à rejoindre, un peu plus loin, la station de Sendagi… Jusqu’à ce que je croise un Chiyoda Sushi, où je m’offre un petit festin pour 890 yens (7.95€)…

 
PS : pas de day 35, juste une grasse matinée, des lessives, beaucoup d’itinéraires et de plannings, et surtout, du repos et de l’inactivité, dont mon dos avait vraiment, vraiment besoin…
Par contre, la nuit de la Gay Pride, on a fait notre premier karaoke, à base de Lady Gaga et de Queen, c’était épique.

 
Par Moossye

Day 34 : 7th Tokyo Gay Pride Parade : WE DID IT, BABY !


La Tokyo Pride Parade (anciennement « Tokyo Lesbian and Gay Parade », changé, car, je cite « This name change reflects our inclusion and embrace of all sexual minorities as well as our straight allies. ») n’est pas un événement annuel comme en France : elle apparait et disparait selon les années, il faut donc se tenir régulièrement au courant pour savoir si une parade aura lieu ou non… Celle de cette année est la 7ème, la 6ème avait eu lieu en 2007.
Entre la Tokyo Pride et nous, ça avait mal commencé : notre réveil prévu à 9h n’a pas sonné, et c’est à 11h10 que j’entends Cathy me réveiller… Ni une ni deux, nous nous levons, et à 11h15 nous sommes dehors. Arrivées à Harajuku un peu avant midi (sur internet, le début des « Ã©vénements » était indiqué à 11h.), nous ne voyons strictement rien. Nous remontons le trajet supposé du cortège : personne. Nous finissons par aller au NHK Hall point de départ et d’arrivée de la parade.



Pensant tomber sur une place vide et un événement annulé, nous sommes donc surprises en arrivant sur la place du NHK Hall qui dévoile une sorte de petit village entièrement dédié à la Gay Pride, avec des stands de nourriture, de pétitions, de goodies, d’informations… et de sex toys.



Nous nous approchons du stand des organisateurs à qui nous demandons les horaires de la parade : finalement, elle débute à 15h… Et il nous demande si nous désirons y participer…
… Et bien allons y !
Autant de cortèges que de couleurs de l’arc en ciel, nous nous inscrivons pour suivre le char Tokyo Summer, et nous porterons donc la couleur Lime Green, indiqué par un petit ruban à porter pour toute la journée.



Le temps que la parade démarre, nous faisons un tour dans tout ce petit village animé par une grande scène où se succèdent les chanteurs… Et ô bonheur, il semblerait que la retenue d’habitude de rigueur n’ait pas cours ici. J’ai eu le malheur de regarder une japonaise dans les yeux, qui en retour… m’a sourit ! Tout le monde accepte d’être pris en photo, personne ne nous bouscule… Un vrai bonheur.











Après avoir fait un petit tour des stands et mangé sur le pouce en regardant des groupes de jeunes danser et s’entraîner en groupe pour de prochaines chorégraphie, nous rallions notre cortège pour le début de la parade…







Elle n’est pas aussi grande qu’à Paris, et ici, la circulation n’est même pas bloquée pour notre passage, nous sommes donc régulièrement dépassés par des bus et des voitures, mais l’ambiance reste bonne, il y a tout de même du monde sur les trottoirs pour nous accueillir, et puis ce petit village au NHK Hall donne vraiment une ambiance plus humaine à l’événement. D’ailleurs, à la fin de la marche, le retour au NHK Hall se fait avec une sorte de haie d’honneur, puis tout le monde passe devant une fanfare qui joue pour les participants, avec des danseurs (un danseur pour chaque couleur de l’arc en ciel)… Cela peut paraître assez kitsch dit comme ça, mais sur le moment, on se sent vraiment faire partie de « quelque chose ».

En bonus, deux petites photos des « goodies »…



 

Par Moossye

Day 33 : Odaiba.


Enfin ! Il fait toujours gris, mais depuis que nous planifions cette sortie, nous n’en pouvons plus… Direction donc Odaiba, l’ile artificielle, qu’importe les gros nuages ! Pour se faire, on doit emprunter une ligne de métro automatique qui traverse la baie de Tokyo par le Rainbow Bridge… Une vidéo est à venir pour plus tard si vous êtes sages…



Je ne vous ai pas menti, il fait vraiment gris.


Nous sommes Vendredi et il y a foule à Odaiba, ce qui nous empêchera d’ailleurs de comprendre comment s’organise les visites du Fuji TV… Tant pis, nous descendons sur la plage, arpentons la promenade jusqu’à Tokyo Decks, un centre commercial au sein duquel, après un bubble tea (à la crème de patate douce il me semble), nous visitons les deux étages réservés à « Daiba Little Hong Kong ».



Comme la photo peut vous l’indiquer, l’endroit est kitsch à souhait, nous y rencontrons d’ailleurs un purikura totalement dans l’ambiance : à l’entrée, on vous propose différentes robes en tissu satiné et broderie. La commerçante, une adorable petite bonne-femme qui parle anglais, vous aide à vous habiller, vous entrez ensuite dans la cabine du purikura et… voilà !



Ensuite, la commerçante vous propose de vous prendre en photo dans le centre commercial… Elle était vraiment adorable, on a un petit peu discuté, et nous sommes reparties avec plein de bonbons gratuits dans les poches…



En route pour la grande roue nous faisons un arrêt rapide à Venus Fort, un centre commercial tout aussi kitsch que Little Hong Kong, mais dans une version italienne…



Le soleil vient de se coucher et la ville s’allume petit à petit, il temps pour nous de rejoindre la grande roue, à l’effigie de Hello Kitty (elle vous parle même dans votre cabine, c’en est presque flippant)… Encore une fois, j’adore la vue que l’on a d’en haut, mais qu’est ce que je déteste les grandes roues ! (ça n’est pas une question de vertige, c’est comme l’avion : je déteste être dans les airs.)
(Toi lecteur, je te vois venir gros comme une maison avec ton jeu de mot sur « s’envoyer en l’air »… N’y pense même pas, ça n’est pas drôle… Et pas très original.)





La nuit étant déjà là, nous avons remonté la promenade le long de la plage, jusqu’à notre station de métro, profitant ainsi des illuminations de la baie de Tokyo et du Rainbow Bridge…











 
Par Moossye
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