
Pêle Mêle de création Palestinienne

Petits conseils de lecture…
" VRAOUM ! trésors de la bande dessinée et art contemporain "
Est arrivée l’heure de dérouiller mon cerveau et de remettre un pied dans les expos… On commence donc tout doucement par une exposition moitié art contemporain / moitié bande dessinée à la Maison Rouge…
» VRAOUM ! trésors de la bande dessinée et art contemporain «
Vraoum présente de nombreuses planches originales de bande dessinées, que l’on découvre pour la première fois. L’exposition confronte auteurs et artistes, bande dessinée et art contemporain, sans que l’un ne soit considéré comme inférieur à l’autre.
Il y a quelques petites lectures dont il faut que je vous parle…
(Il y a tellement de livres qui me manquent… mais tellement peu de place également…)

(pour les curieux, cliquez sur l’image pour zoomer sur le titre des livres.)
Réminescences
Concours de lancer de noyaux de mirabelles,
Casser des noisettes à peine mures avec ses dents,
Une bataille d’eau près du tuyau d’arrosage…
15 ans après,
Refaire les mêmes gestes d’enfance à la campagne.
Avec une sœur, cette fois…
Littéralement
Les plaines de la toundra viennent me chanter de douces mélodies, tandis que le vent caresse mes joues, je vois déjà le soleil de 6 mois abreuver mon rêve…
Arrivent alors Elea et Païkan, et l’amour qu’ils se font dans cette utopie balaie tout… Seules mes larmes survivront à leur histoire… Colin m’a pris par la main pour traverser un univers d’arrache-coeur.
Mais après des années d’univers surréalistes et de sourires à demi cachés, Mathilde m’a poignardée un soir d’été. Seule au milieu de mes doutes, j’ai repris ses paroles pour changer ma vie ; Harry aurait aimé me revoir et me faire voler, mais un cristal qui songe et une musique du sang commençaient à couleur dans mes veines… Hashi et Kiku les ont suivi insufflant la violence qu’il me manquait…
Ainsi, l’éléphant s’est évaporé et Kafka a enrichi le monde Ubik qui peuple désormais mes pensées…
Parfois revenue sur terre, Georges, Ray, ,Aldous et le Marquis savent être un soutien dans mes doutes et mes réflexions…
Où sont ils, ceux qui m’ont marquée, construite, touchée…
Que font ils à l’heure actuelle, à quoi ressemble leur vie ?
Enfant et adolescente timide, un brin mal à l’aise dans son époque, je n’ai pas bien loin à chercher…
Ils sont là, dans ma bibliothèque.
Ils veillent sur moi, me rappelant qui je suis, nourrissant chacun un univers qui m’appartient…
Entendu chez Gibert, rayon BD et Cie
» – si vous voulez, je peux vous conseiller NonNonBâ ! (elle se dirige vers les mangas)
- oh, vous m’emmenez dans un rayon qui m’insupporte ! C’est quoi ça déjà ? Les trucs qu’ont lit à l’envers ? C’est nul.
- Moi aussi je déteste les mangas, mais là, c’est pas un manga, il y a une VRAIE histoire… »
ô liesse, ô tolérance, ô connaissance.
Frontières Invisibles, au Tri Postal de Lille…
Au détour d’un concours (les joies de l’orientation, une toute autre histoire…), j’ai profité d’une courte escapade à Lille pour combler une de mes lacunes : visiter le tri postal.
Pour tout vous avouer, la décision a été prise très rapidement, dans un couloir de métro, en croisant un petit avatar représentant l’expo actuelle, cet avatar était extrait d’un dessin de Dan Perjovschi… Il ne m’en a pas fallu plus pour rappliquer fissa au tri postal…

Tout d’abord, le rez de chaussée : entièrement crayonné par Dan Perjovschi, on pourrait facilement y passer une heure… Déchiffrer les moindre petits détails de chaque dessin, admirer la simplicité avec laquelle les idées sont associées, sourire devant une rature, annotée « This is not censor, i’ve just changed my mind »…
La suite de l’exposition alterne plutôt bien des oeuvres « conceptuelles » avec des documentaires… On retrouve d’ailleurs plusieurs créations découvertes à la biennale d’Istanbul (en 2007), comme cette animation d’AES+F où l’on découvre un monde malsain où des jeunes adolescents réalisent sans cesse les mêmes mouvements qui évoquent (on ne sait plus vraiment) le sexe ou la mort…
(D’ailleurs on pourra noter que la biennale d’Istanbul tentait déjà d’introduire l’idée d’europe, de frontière et de « globalisation », d’où cette ressemblance thématique entre les expos.)
Tout est vraiment très dense, il y a beaucoup de vidéos, et l’on pourrait facilement passer une après midi entière baignée dans cette ambiance… Une salle emplie de différentes sonos disposées comme les immeubles d’une ville qui diffusent chacune des langues et des histoires différentes, une vidéo où une jeune autrichienne raconte son adolescence… Les immig
Bref, je n’ai plus les souvenirs ni les notes pour en faire une critique construite et argumentée, mais je dirais tout simplement que Les Frontières Invisibles, c’est une expo qui parle de l’Europe. Surtout celle des pays de l’est. De tous ces peuples déracinés par les guerre, par les conflits, de l’identité qui tente de se maintenir ou de se recréer… C’est une expo qui parle des villes, des voyages, des campagnes… De politique, d’identité… Une expo axée sur l’humain, sur les Hommes, sur nos relations en tant que peuples.
Bref, une découverte artistique, certes, mais surtout culturelle.
Si cela vous intéresse, la Voix du Nord propose un reportage et une interview de Dan Perjovschi ici.
des doutes et des rayons de soleil…
Je suis bien à Paris.
Je n’aime pas le bruit, je me sens perdue dès que je dois acheter des choses simples, je n’aime pas le montant de mon loyer…
Mais j’aime être près de Lui, près d’Elles…
Je m’endors sous ses mains, j’aime cette douce ivresse qui me tourne à peine la tête une fois allongée…
J’ai parfois l’impression que ma vie se résume à mon travail, mais Il & Elles me font tenir, en attendant, peut être, d’avoir la chance de continuer mon chemin dans cette ville. J’essaie d’assimiler tous les bonheurs qui me sourient…
Le soleil le long des quais de Seine le matin en allant travailler, oublier mes robes et me blottir dans des choses informes pour mieux affronter mes journées… j’ai envie de douceur, de chaleur et de soleil… Je profite de l’ivresse de quelques nuits pour revivre « à l’extérieur », je me rappelle doucement qu’il y a une vie à côté des stages…
J’attends beaucoup. Des résultats, des entretiens. Des vacances et du soleil aussi.
J’ai envie de reprendre mon EOS, de reprendre mes crayons…
J’ai envie d’oublier Deleuze, Rancière et Benjamin…
Parfois je voudrais arrêter de m’adresser à des connaisseurs, des amateurs…
J’ai de plus en plus l’impression que mon « métier » m’invite à m’adresser à des privilégiés.
Souvent blasés, parfois méprisant, comme si beaucoup leur était du…
J’écoute les informations, je lis… Je m’insurge dans mon canapé et refais le monde en discussions…
J’ai envie d’être utile, d’abandonner Deleuze et Rancière pour retrouver des choses plus simples. J’ai envie d’être dans l’action, d’être dans le social. Je n’oublie jamais les visites avec ces petits jeunes, et tous les sourires et les rires qui allaient avec, bien loin de l’art contemporain, mais surement plus sincères…
J’ai envie de défendre l’art et la culture face à la politique actuelle, et il est évident qu’elle en a besoin vu ce qui se profile…
Mais au jour le jour, j’aimerai bien utiliser ces mêmes compétences pour des objectifs plus « populaires », en relation avec les gens, les vrais, ceux qu’on oublie, ceux qu’on délaisse.
Il y a encore quelques années je voulais laisser mon pseudo quelque part.. Qu’on se rappelle de Moossye pour ses articles, pour ses mitaines ou pour ses créations…
Aujourd’hui, j’ai juste envie que, plus tard, certains se rappellent de Marion car elle a égayé leur quotidien dans des moments où il était dur de trouver quelqu’un qui leur tende la main…
Parfois, certains plaisirs mettent des années à se développer.


(désolée, les photos rendent très mal…)
Lors de mes 2 premières années aux beaux arts, j’ai eu l’occasion de pratiquer le dessin.
Je n’ai jamais été très douée, et les premiers mois ont été une véritable torture.
Puis j’ai appris à jouer avec de nouveaux outils.
Cependant, j’ai toujours eu du mal à rester 4 ou 5h d’affilée à dessiner, comme cela nous était demandé…
Je pensais ne jamais me remettre au dessin. L’arrêt de cette matière m’aparaissait être une bonne chose. Puis j’ai retrouvé mes carnets de croquis. L’envie est revenue.
Et 2 ans plus tard, me voilà à racheter du matériel.
Je cherche des images à droite, à gauche et je mélange le tout… et ça me destresse.


