Day 29 : Le métro japonais.


Ah, le métro japonais… Aujourd’hui, nous n’avons qu’à aller payer notre loyer, faire nos lessives, ranger… Alors j’en profite pour vous parler de ce formidable moyen de transport nippon…

Tout d’abord, commençons par une carte du métro japonais (rappelez vous, Tokyo est à peu près 20 fois plus grand que Paris.) :



réseau Tokyo Metro et Toei




réseau JR


Les principales différences avec la France :
- Tout est climatisé.
- Tout est ULTRA propre. Genre tu te vois dans le sol du quai. (bon, j’exagère un peu.)
- Les trains sont plus longs qu’en France : 8 ou 10 wagons. La semaine, aux heures de pointes, un wagon devient Women Only afin de permettre aux femmes d’échapper au « Chikan » (aux frotteurs, vous savez celui que l’on confond avec un parapluie ?). Concernant la place dans le wagon, il n’y a pas de strapontins et des « carrés », juste des rangées de banquettes.



- Plusieurs compagnies possèdent des réseaux de métro : Japan Railway (JR), qui possède les lignes aériennes. Tokyo Metro, qui, si j’ai bien compris, possède les lignes Tokyo Metro (ahah), et Toei. Il y a aussi Keisei, pour rejoindre l’aéroport de Narita, et les lignes Keio (qui vont plutôt en banlieue, il me semble).
Cela veut dire que vous ne pouvez pas acheter un seul ticket pour tout votre trajet si vous empruntez deux lignes différentes. Par exemple, si vous prenez une ligne Tokyo Metro, puis une JR, vous devrez d’abord payer généralement entre 170 et 260 yens à Tokyo Metro, puis 150 ou 190 yens à JR. Autant vous dire que le choix de vos itinéraires est important pour votre budget.
- Les changements, ça ne rigole pas : la distance entre les quais des différentes lignes sont très bien indiqués, et il y a même le métrage. C’est ainsi que je peux vous affirmer qu’il y a en moyenne entre 150m et 350m entre deux quais. Le pire changement que j’ai pu faire, c’était à la gare de Tokyo, entre la Chuô et la Keyio. (10min en marchant vite).
- Il y a des cartes prépayées (Suica et Pasmo) pour vous éviter d’acheter un ticket à chaque fois, mais pas de carte au mois ou à la semaine qui permet de faire des économies, comme notre Pass Navigo.
- Sur le quai, on fait la queue.



Comment ça marche ?
Tout d’abord, il vous faut un ticket.
Pour se faire, il y a des distributeurs : il faut d’abord regarder la carte qui se trouve au dessus de votre tête, trouver votre station d’arrivée (ou de transfert), et regarder le prix correspondant.
Ensuite, sur la machine, vous choisissez votre ticket (normal, ou avec transfert), son prix, et vous insérez la somme correspondante.





Si jamais vous faites une erreur, les barrières se chargeront de vous barrer la route en vous indiquant qu’il faut consulter les bornes de « Fare Adjustment ».



Ces bornes sont très pratiques : si vous avez pris le mauvais ticket, il vous suffit de l’insérer, de payer la différence, et vous voilà en règle : ici, on vous donne une chance de vous rattraper avant de vous coller une amende sans rien chercher à savoir.
C’est donc plutôt pratique pour les touristes qui n’arrivent pas à se repérer : il suffit d’acheter le billet le moins cher et de passer par la case Fare Adjustment avant de sortir du métro, et le tour est joué !

Dans le train, il y a le plan de la ligne, un écran qui passe en kanji et romanjis les prochaines stations, ainsi qu’une annonce en japonais puis en anglais sur la prochaine station desservie, ainsi que le côté du train où les portes s’ouvriront.
D’ailleurs, lorsque le métro s’arrête, les murs du quai sont couverts de panneau indiquant la station actuelle, la station précédente, et la prochaine station.





Ensuite, pour les sorties, c’est le même principe qu’ailleurs : des numéros ou des lettres pour indiquer les sorties… Sauf qu’ici, il y en a pléthore… (Environ une soixantaine pour la gare de Shinjuku.). Mais globalement, c’est très bien fléché, et pour chaque sortie, il y a une liste des bâtiments desservis, ainsi qu’une carte qui reprend l’emplacement de chaque sortie.



Ce qui m’horripile dans le métro japonais.
On s’est tous énervé contre quelqu’un qui restait statique à gauche de l’escalator, vous empêchant ainsi de monter à votre rythme et vous bloquant le passage. Parfois on rêverait que tout fonctionne « mieux »…
Et bien les japonais réussissent à vous faire aimer le chaos qui règne dans le métro parisien.
A Tokyo, les couloir du métro sont littéralement recouverts d’ordres en tout genre : sur les escaliers, on vous indique quelle partie emprunter selon si vous descendez ou si vous montez. On ne manque pas de vous le rappeler à chaque marche par des flèches aux sols, avec un rappel « Up » ou « Down » toutes les 4 marches, et, au cas où vraiment vous n’auriez pas compris, on suspend aussi des panneaux « up » et « down » au plafond, au dessus des escaliers. Il en va de même pour les couloirs, où il y a des sens de circulation.

Toujours est il que Cathy et moi, on est trop fortes en orientation dans le métro Tokyoïte.


Par Moossye

Night 28 : Abiskar, Shinjuku, Kabukichô et Golden Gai.

(récit essentiellement écrit puisque je n’avais pas mon appareil…)

Notre soirée commence juste en bas de chez nous, à la recherche d’un restaurant indien : nous avons le choix entre Siddique, une grande chaîne qui ne propose que quelques places au comptoir, mais dont les prix sont clairement affichés, et Abiskar, un petit restaurant dans le sous sol d’un immeuble, où certains prix sont indéchiffrables. Nous choisissons Abiskar, bien plus prometteur au niveau du confort. Et c’était un choix parfait !

Pour ma part je choisi un menu à 1500 yens (13,20€) qui comprend un lassi à la mangue, un nan géant, du riz, une salade, du poulet tandori, un morceau de kebab et deux currys au choix (j’en prends un au mouton et l’autre poulet.).
L’intérêt du restaurant est de pouvoir choisir son plat sans se soucier des épices : c’est à la commande que l’on indique comment nous préférons les plats (« Very Sweet, please. »).
Nous sommes tout d’abord intriguées par la forme des nans. Au Japon, ils ont tous cette forme :



Merci l’internet.


Mais leur goût est vraiment délicieux ! Moelleux à souhait, avec une petite touche sucrée… On se surprend même à oublier de tremper le nan dans le curry et à le manger nature…

Cathy tente quelques mots en Hindi, et c’est ainsi que nous apprenons que nos hôtes sont Népalais. Nous avons un peu discuté avec eux pendant le repas, et c’était vraiment sympathique, d’autant plus que nous pouvions nous exprimer en anglais tout en étant comprises !

Le repas fini vers 22h30, nous comptions nous diriger vers un bar à deux pas… Mais les lanternes, toujours présentes dans Akebonobashi dori, nous ont détournées de nos plans initiaux : pendant la balade dans cette rue illuminée mais déserte, nous avisons un bar Hawaïen qui nous tente depuis notre premier jour. Nous regardons de plus près la carte, et les prix que nous y voyons nous effraient un peu : 1300, 1600 yens… Finalement, nous tentons de nous rapprocher de Shinjuku pour retrouver le « Bistro des étrangers », oubliant ainsi totalement notre première idée.
Nous marchons tout en discutant, et c’est en arrivant près de Meiji-dori, en plein Shinjuku, au cÅ“ur de la forêt de néons que nous comprenons que nous avons totalement loupé le bistro en question ! Tant pis pour nous, nous remarquons deux personnes qui semblent prêtes à sortir, nous les suivons le long de la Yasukuni dori, et, ô chance : elles se dirigent vers le Golden Gai !
Nous pouvons enfin découvrir les petites rues du Golden Gai, arborées et constituées de toutes petites échoppes au rez de chaussée, dépassant rarement un ou deux étages.





(merci Cathy pour la photo de la ruelle sombre.)


Au bout du pont, et après quelques détours, nous déboulons dans Kabukichô, à nouveau. Hormis un Antillais qui m’aborde en me parlant de la beauté de mon soutien gorge et que j’ai réussi à repousser avec le plus gros mensonge de l’univers (« sorry, i don’t drink. »), rien à signaler, Kabukichô reste ce quartier étrange, un quartier « chaud » à la manière japonaise…

N’ayant pas trouvé de bars à notre goût, nous repartons finalement vers notre chez nous (nous venons de faire plus de 3km, la route de retour fait 2,6km), sous une fine pluie bien agréable au vu de la chaleur de la soirée… Il est minuit lorsque nous arrivons à la porte du « fameux » bar que nous voulions voir en tout premier : il est ouvert jusque 5h, nous entrons, le gérant nous barre la route et pointe une petite écriture : le dimanche, le bar ferme à minuit…
Nous passons finalement au Lawson et nous rentrons chez nous avec une Asahi et une tablette de chocolat, en gardant en tête, malgré nos jambes qui souffrent, une très belle balade de nuit dans Shinjuku…

 
Par Moossye

Day 28 : Kagurazaka, Iidabashi, Kudanshita et Jinbôchô.



(ça représente environ 4,4 km)

C’est avec un nuage « bad mood » que nous nous réveillons aujourd’hui : bien avant que mon réveil ne sonne, je suis réveillée par les voix de mes colocs dans la salle commune. Étant sensée me lever à 10h, je me fais une raison : il est surement 9h30, bien que l’on soit Dimanche, je ne peux pas vraiment me plaindre…
Et puis les discussions continuent. Très fort, comme si on vous criait dans l’oreille. Et puis, je me sens tout de même très fatiguée… Alors, dans le doute, je regarde mon téléphone : 6h30. Depuis près de 30 minutes, mes colocs hurlent dans la salle commune, un dimanche, à 6h du matin.
Après m’être levée et avoir improvisé un semblant de réplique en anglais (un truc du genre « Please, can you put the volume down, it’s 6 o’clock and i can’t sleep ! »… Fantastique grammaire, vocabulaire riche et délicat.), je tente donc de me rendormir pour gagner encore un peu de repos mais l’opération a eu assez peu de succès…

Qu’à cela ne tienne, on ne changera pas nos plans pour autant, non mais !
Pendant que nous nous préparons, nous assistons d’ailleurs à une petite procession en bas de chez nous… Les lanternes disposées le long de la rue depuis quelques jours annonçaient un matsuri (une fête de quartier) imminent.



Lorsque nous descendons pour rejoindre la station de métro, nous apercevons le matsuri à deux pas de nous, nous commençons à nous rapprocher, quand un japonais passe devant nous : un haut de costume traditionnel et… rien en bas. RIEN. Monsieur se balade les fesses à l’air avec sa jolie veste traditionnelle et ses petites chaussettes blanches. Autant vous dire que l’on n’a pas vraiment continué sur le chemin du matsuri-fesses-à-l’air.

Nous arrivons donc à Kagurazaka, réputé pour être un quartier « français ». D’emblée, le coin nous séduit : la rue principale est interdite aux voitures, la balade piétonne est ponctuée de musique (« Sous l’océan », en japonais !), il y a des bancs tout le long de cette petite colline, et il n’y a pas foule. Un véritable havre de paix pour un dimanche après midi.







Dès le début de la rue, nous croisons le chemin du café « Copain », puis d’un supermarché qui propose un étal de vins impressionnant, accompagné d’affichette en français. Ni une ni deux, nous entrons, et ô bonheur : des confitures bonne Maman, du nescafé, du camembert, des tablettes de chocolat Lindt, et même des bières : Chimay, Duvel, Leffe… Cependant, à plus de 10€ la bouteille, nous nous contenterons de les regarder ! (Cathy a fait les trois photos qui suivent)



Nous trouvons également une librairie qui vend de nombreux magazines, guides officiels de jeux vidéos… Et même, un magazine ayant pour thème… Twitter.





Je ne comprendrais jamais la passion qu’ont les japonais pour les lamas.


Notre petite balade se poursuit en descendant Kagurazaka dori, jusqu’à la gare de Iidabashi, où nous attend un petit marché au puces, caché sous une arcade où sont disposées de véritables terrasses, chose très rare à Tokyo. Nous profitons un peu de la vue, entre buildings, rivière et verdure, avant de repartir…





Et nous ne manquons pas un arrêt au purikura qui semble nous tendre les bras…





Nous descendons alors Waseda dori, une petite rue très agréable, très calme et très arborée. Direction Kudanshita, l’un des quartiers qui encercle le palais impérial (dont nous réservons le jardin pour plus tard.).







Un gigantesque torii nous intrigue et nous décidons donc d’aller jeter un Å“il à l’énorme temple qui semble se cacher au bout de cette immense allée (ça va, les superlatifs placent le décor ?).
Au bout de l’allée, un plan daigne enfin nous indiquer à quel temple nous avons affaire, et le verdict tombe : Yasukuni Jinja. Le temple Yasukuni a été construit en hommage aux soldats morts pour le Japon entre 1868 et 1951, et demeure donc un fort symbole du passé colonialiste du Japon, ainsi qu’un symbole pour les nationalistes. (plus d’explications.).
Le temps de faire l’aller-retour, nous croisons d’ailleurs quelques Japonais pas très commodes, en uniforme militaire, entamant une marche -militaire- avec sabre et drapeau japonais… Nous n’avions pas trop envie de trainer dans le coin.





Nous continuons vers l’est, sur Yasukuni dori, afin de faire un rapide saut à Jinbôchô, le quartier des bouquinistes… Malheureusement, le soleil déclinant nous indique qu’il est déjà 18h, et les boutiques ferment les unes après les autres. Tant pis, la balade reste agréable.

Hop, le métro, Shinjuku line, Akebonobashi station… Petit détour par la rue commerçante Akebonobashi dori, où le matsuri est encore d’actualité : tout le monde a sorti une table dans la rue et vend des grillades, des borchettes de pastèques, des onigiris…





Nous rentrons chez nous, et j’en profite pour me faire un goûter en testant la préparation pour macha latte que je viens d’acheter…



Un délice ! Bon, j’ai fait un mélange eau bouillante / lait, d’une quantité plus importante que ce qui était proposé, afin d’adoucir la force du macha, mais c’est vraiment délicieux… Je crois que je vais en glisser quelques boîtes dans ma valise avant de repartir (une boîte ne contient que 4 sticks, snif.)

La soirée et la nuit continuent dans le prochain article…

 
Par Moossye
Pages: Précedente 1 2 3 ...6 7 8 9 10 ...106 107 Suivante