Night 28 : Abiskar, Shinjuku, Kabukichô et Golden Gai.

(récit essentiellement écrit puisque je n’avais pas mon appareil…)

Notre soirée commence juste en bas de chez nous, à la recherche d’un restaurant indien : nous avons le choix entre Siddique, une grande chaîne qui ne propose que quelques places au comptoir, mais dont les prix sont clairement affichés, et Abiskar, un petit restaurant dans le sous sol d’un immeuble, où certains prix sont indéchiffrables. Nous choisissons Abiskar, bien plus prometteur au niveau du confort. Et c’était un choix parfait !

Pour ma part je choisi un menu à 1500 yens (13,20€) qui comprend un lassi à la mangue, un nan géant, du riz, une salade, du poulet tandori, un morceau de kebab et deux currys au choix (j’en prends un au mouton et l’autre poulet.).
L’intérêt du restaurant est de pouvoir choisir son plat sans se soucier des épices : c’est à la commande que l’on indique comment nous préférons les plats (« Very Sweet, please. »).
Nous sommes tout d’abord intriguées par la forme des nans. Au Japon, ils ont tous cette forme :



Merci l’internet.


Mais leur goût est vraiment délicieux ! Moelleux à souhait, avec une petite touche sucrée… On se surprend même à oublier de tremper le nan dans le curry et à le manger nature…

Cathy tente quelques mots en Hindi, et c’est ainsi que nous apprenons que nos hôtes sont Népalais. Nous avons un peu discuté avec eux pendant le repas, et c’était vraiment sympathique, d’autant plus que nous pouvions nous exprimer en anglais tout en étant comprises !

Le repas fini vers 22h30, nous comptions nous diriger vers un bar à deux pas… Mais les lanternes, toujours présentes dans Akebonobashi dori, nous ont détournées de nos plans initiaux : pendant la balade dans cette rue illuminée mais déserte, nous avisons un bar Hawaïen qui nous tente depuis notre premier jour. Nous regardons de plus près la carte, et les prix que nous y voyons nous effraient un peu : 1300, 1600 yens… Finalement, nous tentons de nous rapprocher de Shinjuku pour retrouver le « Bistro des étrangers », oubliant ainsi totalement notre première idée.
Nous marchons tout en discutant, et c’est en arrivant près de Meiji-dori, en plein Shinjuku, au cÅ“ur de la forêt de néons que nous comprenons que nous avons totalement loupé le bistro en question ! Tant pis pour nous, nous remarquons deux personnes qui semblent prêtes à sortir, nous les suivons le long de la Yasukuni dori, et, ô chance : elles se dirigent vers le Golden Gai !
Nous pouvons enfin découvrir les petites rues du Golden Gai, arborées et constituées de toutes petites échoppes au rez de chaussée, dépassant rarement un ou deux étages.





(merci Cathy pour la photo de la ruelle sombre.)


Au bout du pont, et après quelques détours, nous déboulons dans Kabukichô, à nouveau. Hormis un Antillais qui m’aborde en me parlant de la beauté de mon soutien gorge et que j’ai réussi à repousser avec le plus gros mensonge de l’univers (« sorry, i don’t drink. »), rien à signaler, Kabukichô reste ce quartier étrange, un quartier « chaud » à la manière japonaise…

N’ayant pas trouvé de bars à notre goût, nous repartons finalement vers notre chez nous (nous venons de faire plus de 3km, la route de retour fait 2,6km), sous une fine pluie bien agréable au vu de la chaleur de la soirée… Il est minuit lorsque nous arrivons à la porte du « fameux » bar que nous voulions voir en tout premier : il est ouvert jusque 5h, nous entrons, le gérant nous barre la route et pointe une petite écriture : le dimanche, le bar ferme à minuit…
Nous passons finalement au Lawson et nous rentrons chez nous avec une Asahi et une tablette de chocolat, en gardant en tête, malgré nos jambes qui souffrent, une très belle balade de nuit dans Shinjuku…

 
Par Moossye

Day 28 : Kagurazaka, Iidabashi, Kudanshita et Jinbôchô.



(ça représente environ 4,4 km)

C’est avec un nuage « bad mood » que nous nous réveillons aujourd’hui : bien avant que mon réveil ne sonne, je suis réveillée par les voix de mes colocs dans la salle commune. Étant sensée me lever à 10h, je me fais une raison : il est surement 9h30, bien que l’on soit Dimanche, je ne peux pas vraiment me plaindre…
Et puis les discussions continuent. Très fort, comme si on vous criait dans l’oreille. Et puis, je me sens tout de même très fatiguée… Alors, dans le doute, je regarde mon téléphone : 6h30. Depuis près de 30 minutes, mes colocs hurlent dans la salle commune, un dimanche, à 6h du matin.
Après m’être levée et avoir improvisé un semblant de réplique en anglais (un truc du genre « Please, can you put the volume down, it’s 6 o’clock and i can’t sleep ! »… Fantastique grammaire, vocabulaire riche et délicat.), je tente donc de me rendormir pour gagner encore un peu de repos mais l’opération a eu assez peu de succès…

Qu’à cela ne tienne, on ne changera pas nos plans pour autant, non mais !
Pendant que nous nous préparons, nous assistons d’ailleurs à une petite procession en bas de chez nous… Les lanternes disposées le long de la rue depuis quelques jours annonçaient un matsuri (une fête de quartier) imminent.



Lorsque nous descendons pour rejoindre la station de métro, nous apercevons le matsuri à deux pas de nous, nous commençons à nous rapprocher, quand un japonais passe devant nous : un haut de costume traditionnel et… rien en bas. RIEN. Monsieur se balade les fesses à l’air avec sa jolie veste traditionnelle et ses petites chaussettes blanches. Autant vous dire que l’on n’a pas vraiment continué sur le chemin du matsuri-fesses-à-l’air.

Nous arrivons donc à Kagurazaka, réputé pour être un quartier « français ». D’emblée, le coin nous séduit : la rue principale est interdite aux voitures, la balade piétonne est ponctuée de musique (« Sous l’océan », en japonais !), il y a des bancs tout le long de cette petite colline, et il n’y a pas foule. Un véritable havre de paix pour un dimanche après midi.







Dès le début de la rue, nous croisons le chemin du café « Copain », puis d’un supermarché qui propose un étal de vins impressionnant, accompagné d’affichette en français. Ni une ni deux, nous entrons, et ô bonheur : des confitures bonne Maman, du nescafé, du camembert, des tablettes de chocolat Lindt, et même des bières : Chimay, Duvel, Leffe… Cependant, à plus de 10€ la bouteille, nous nous contenterons de les regarder ! (Cathy a fait les trois photos qui suivent)



Nous trouvons également une librairie qui vend de nombreux magazines, guides officiels de jeux vidéos… Et même, un magazine ayant pour thème… Twitter.





Je ne comprendrais jamais la passion qu’ont les japonais pour les lamas.


Notre petite balade se poursuit en descendant Kagurazaka dori, jusqu’à la gare de Iidabashi, où nous attend un petit marché au puces, caché sous une arcade où sont disposées de véritables terrasses, chose très rare à Tokyo. Nous profitons un peu de la vue, entre buildings, rivière et verdure, avant de repartir…





Et nous ne manquons pas un arrêt au purikura qui semble nous tendre les bras…





Nous descendons alors Waseda dori, une petite rue très agréable, très calme et très arborée. Direction Kudanshita, l’un des quartiers qui encercle le palais impérial (dont nous réservons le jardin pour plus tard.).







Un gigantesque torii nous intrigue et nous décidons donc d’aller jeter un Å“il à l’énorme temple qui semble se cacher au bout de cette immense allée (ça va, les superlatifs placent le décor ?).
Au bout de l’allée, un plan daigne enfin nous indiquer à quel temple nous avons affaire, et le verdict tombe : Yasukuni Jinja. Le temple Yasukuni a été construit en hommage aux soldats morts pour le Japon entre 1868 et 1951, et demeure donc un fort symbole du passé colonialiste du Japon, ainsi qu’un symbole pour les nationalistes. (plus d’explications.).
Le temps de faire l’aller-retour, nous croisons d’ailleurs quelques Japonais pas très commodes, en uniforme militaire, entamant une marche -militaire- avec sabre et drapeau japonais… Nous n’avions pas trop envie de trainer dans le coin.





Nous continuons vers l’est, sur Yasukuni dori, afin de faire un rapide saut à Jinbôchô, le quartier des bouquinistes… Malheureusement, le soleil déclinant nous indique qu’il est déjà 18h, et les boutiques ferment les unes après les autres. Tant pis, la balade reste agréable.

Hop, le métro, Shinjuku line, Akebonobashi station… Petit détour par la rue commerçante Akebonobashi dori, où le matsuri est encore d’actualité : tout le monde a sorti une table dans la rue et vend des grillades, des borchettes de pastèques, des onigiris…





Nous rentrons chez nous, et j’en profite pour me faire un goûter en testant la préparation pour macha latte que je viens d’acheter…



Un délice ! Bon, j’ai fait un mélange eau bouillante / lait, d’une quantité plus importante que ce qui était proposé, afin d’adoucir la force du macha, mais c’est vraiment délicieux… Je crois que je vais en glisser quelques boîtes dans ma valise avant de repartir (une boîte ne contient que 4 sticks, snif.)

La soirée et la nuit continuent dans le prochain article…

 
Par Moossye

Day 27 : après midi tranquille à Shinjuku.

Aujourd’hui, les 27 premiers jours passés à crapahuter commencent à se faire ressentir, et nous sentons que nous avons vraiment besoin de repos. N’envisageant pas la journée sans une sortie, nous nous trainons tout de même jusqu’à Shinjuku, afin de faire une petite promenade tranquille, sous le soleil déclinant en cette fin d’après midi…

Dès notre arrivée, nous testons un salon de thé que nous avions repéré : vous vous rappelez le Day 19 ? Je vous avais parlé des dango mochis ? La petite boutique qui les vend possède aussi un salon de thé. En entrant, nous ressentons une petite pointe de stress : pas un seul occidental dans le salon de thé : les menus vont ils être en romanjis ? Ou au moins illustré avec quelques photos ?
Dès que nous nous installons, on nous apporte une tasse de thé vert fumant, un délice. N’ayant pas un très gros appétit, je me contente de deux dangos mochis déjà testé, quant à Cathy, elle choisi un set un peu plus élaboré, qui ravi nos yeux dès son arrivée à table.



Nous nous baladons un peu entre Shinjuku dori et Yasukuni dori, mais il est aujourd’hui agréable de ne pas avoir à sortir son appareil photo, et de jongler entre viseur et yeux émerveillés. Aujourd’hui, nous profitons du quartier, tout simplement…
Profiter du quartier, et de la Taito Game Station pour un nouveau purikura… Avec perruque et lunettes cette fois ci !





A la nuit tombée, nous avons parcouru les ruelles de Kabukichô, le « quartier des plaisirs », avec ses hotes et hotesses, et ses petits salons sombres… Pas de photos car malgré l’impression de « normalité » qui y règne, nous n’avions pas forcément envie de prendre en photo des scènes de rues qui nous auraient obligées à pointer l’objectif sur les rabatteurs… Mais le quartier est intéressant à visiter à la tombée de la nuit, où l’on y croise des rabatteurs, des clients, mais aussi des touristes, et des familles…
Revenues du quartier, nous avons opté pour un petit diner à La Pausa.

Pour me rattraper du manque de photos, voici quelques images de mes achats au Marui Youth (OIOI one sur le building.).







A demain, pour de nouvelles aventures… un peu plus palpitantes !

 
Par Moossye
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